"Monsieur et sa famille étaient demandeurs d'un retour à domicile" : un hôpital de jour permet aux patients de retourner chez eux après les soins

durée de la vidéo : 00h02mn12s
Reportage : F. Benbekai / P. Alies / X. Rousseau ©France 3 PIDF

Alors que le projet de loi sur la fin de vie prévoit de renforcer l'accès aux soins palliatifs, le centre hospitalier de Bligny vient d'ouvrir un hôpital de jour. Le but, permettre aux malades de rester chez eux le plus longtemps possible tout en étant accompagnés.

À Fontenay-lès-Briis (Essonne), Jacques Racato, 76 ans, s'installe dans sa chambre située au sein de l'unité des soins palliatifs du centre hospitalier de Bligny. Atteint d'un cancer incurable, ce patient sera de retour chez lui en fin de journée. Après une visite médicale et un examen d'usage pour détecter de possibles détériorations depuis sa dernière visite.

Cela fait deux mois que cette unité de soins palliatifs en hôpital de jour a ouvert ses portes. Jacques s'y rend deux fois par mois : "Lorsque j'étais à l'hôpital classique, je n'avais pas envie qu'on vienne me voir, à la maison, ce n'est pas du tout pareil".

Marie-Aline Caballero, la médecin en cheffe de l'unité renchérit : "Il n'y avait pas de critères de complexité palliatifs qui imposaient de maintenir l'hospitalisation. La deuxième chose qui était essentielle, c'est que monsieur et sa famille étaient demandeurs d'un retour à domicile". 

Un "partenariat" entre aidants et soignants

L'unité accueille aujourd'hui cinq patients et leur famille. À l'autre bout du couloir de la chambre de Jacques, son épouse raconte son quotidien à la maison au personnel soignant. Son mari a bien connu une ou deux crises d'angoisse depuis son retour mais dans l'ensemble, il va beaucoup mieux.

Un témoignage "primordial" pour Emilie Buron, l'infirmière coordinatrice de l'hôpital de jour, "c'est elle qui vit au quotidien la maladie auprès de son époux. C'est ce qu'on appelle l'aidante principale et c'est important aussi d'avoir son retour sur le quotidien. C'est un réel partenariat entre le patient, l'épouse et nous, professionnels". 

Pour Jacques, la visite se conclut avec le changement des pansements et un massage pour faire retomber la tension liée aux douleurs, le tout en musique.