Paris : 37 ans après l'attentat antisémite de la rue des Rosiers, une commémoration organisée en hommage aux victimes

Le 9 août 1982, l'attentat de la rue des rosiers faisait 6 morts et 22 blessés. / © JOEL ROBINE / AFP
Le 9 août 1982, l'attentat de la rue des rosiers faisait 6 morts et 22 blessés. / © JOEL ROBINE / AFP

Le 9 août 1982, 6 personnes ont perdu la vie et 22 autres ont été blessées dans un attentat antisémite perpétré dans un restaurant de la rue des Rosiers (IVème arrondissement), à Paris. Une commémoration est organisée ce vendredi vers 13h.

Par Sophie Marechal

«Attentat antisémite, le 9 août 1982. Ici, dans le restaurant Goldenberg, une fusillade et l'explosion d'une grenade ont fait six morts et 22 blessés». Seul vestige d’un après-midi d’horreur, il y a 37 ans, une plaque commémorative rappelle le drame vécu par la communauté juive parisienne de la rue des Rosiers. Ce vendredi 9 août, l'association française des victimes du terrorisme organise une commémoration aux alentours de 13h.
«Le temps passe, mais il ne faut pas laisser tomber dans l'oubli toutes les victimes du terrorisme. La menace est toujours là», affirme Yohann Taïeb, président du comité de soutien aux victimes du restaurant Goldenberg au Parisien. Le lundi 9 août 1982, un groupe de 2 à 5 personnes étaient entrées masquées et armées de pistolets mitrailleurs dans le restaurant Jo Goldenberg au coin de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand-Duval, où se trouvaient une cinquantaine de clients. Deux grenades avaient été lancées, des tirs avaient retenti.

Les auteurs des attentats n'ont jamais été arrêtés

Les auteurs des attentats n’ont jamais été entendus par la justice. Les soupçons se portent cependant sur le groupe Abou Nidal, un mouvement palestinien armé, dissident du Fatah de Yasser Arafat. Les balles de modèles Maszynowy wz 63 retrouvées sur place, semblent signer la culpabilité de l’organisation extrémiste. La France se serait engagée à ne pas poursuivre le groupe Abou Nidal en échange de la cessation des attentats sur le territoire, comme l’a avoué Yves Bonnet, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), lors d’une audition le 30 janvier dernier, selon Le Parisien.
Une première commémoration en hommage aux victimes avait eu lieu l’an dernier. Cette année, une soixantaine de personnes sont attendues. La mairie du IVème arrondissement déposera une gerbe de fleurs devant la façade de l’ancien restaurant.

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