Paris - Cinq ans après, l'hommage aux victimes de l'attentat contre l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes

Des bougies ont été allumées en hommage aux victimes de l'attentat du 9 janvier 2015 visant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. / © Thomas SAMSON / AFP
Des bougies ont été allumées en hommage aux victimes de l'attentat du 9 janvier 2015 visant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. / © Thomas SAMSON / AFP

L'attentat visait un supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes (Paris XXe) le 9 janvier 2015. Quatre victimes juives y avaient été tuées.

Par MT/AFP

Quatre bougies pour les quatre victimes : François Michel Saada, Philippe Braham, Yohan Cohen et Yoav Hattab. Elles ont été allumées devant la plaque commémorative en leur hommage ce jeudi, 5 ans après l'attentat contre l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes (Paris XXe) perpétré par Amédy Coulibaly.

La cérémonie a réuni, devant le supermarché de la porte de Vincennes dans l'est parisien, les ministres Christophe Castaner, Nicole Belloubet, Laurent Nunez, mais aussi Anne Hidalgo, maire de Paris, les candidats à la mairie de Paris Benjamin Griveaux et Cédric Villani.

Étaient aussi présents plusieurs représentants des institutions juives – Francis Kalifat, président du Crif, Joël Mergui, président du Consistoire, et Haïm Korsia, grand rabbin de France, aux côtés de proches des défunts. Le dessinateur Riss était également sur place.

Huit autres bougies ont été allumées, notamment pour les victimes de l'attaque de Charlie Hebdo menée par les frères Kouachi, pour Mireille Knoll, tuée en mars 2018 dans son appartement parisien, pour les victimes de l'attentat de Halle en Allemagne en octobre dernier, ou encore les victimes des attentats terroristes islamistes en France.
 

"Justice doit être rendue pour Sarah Halimi"

Avant que soit allumée la bougie pour Sarah Halimi, sexagénaire juive défenestrée en 2017 et dont le meurtrier présumé a été déclaré pénalement irresponsable, le président du Crif Francis Kalifat a déploré que la famille de Mme Halimi soit "privée d'un procès indispensable pour son travail de deuil".

Le 19 décembre, les juges de la cour d'appel de Paris ont estimé que Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre, par ailleurs consommateur de cannabis, était au moment des faits en proie à une "bouffée délirante". Il ne pourra donc pas être jugé aux assises.

Cette décision "prive aussi la France toute entière d'un procès de l'antisémitisme islamiste", a estimé M. Kalifat. "Justice doit être rendue pour Sarah Halimi", a-t-il réclamé, disant "attendre avec angoisse" mais aussi "confiance, l'examen du pourvoi formé devant la Cour de cassation".
"Justice pour Sarah", ont lancé un peu plus tard des personnes assistant à la cérémonie, mais non invitées par les organisateurs. 

Puis le kaddish, la prière des morts, a été récitée. Une minute de silence a été observée, et la Marseillaise diffusée.

Les quatorze suspects soupçonnés d'avoir fourni un soutien logistique aux frères Kouachi et à Amédy Coulibaly seront jugés à Paris du 4 mai au 10 juillet devant une cour d'assises spéciale.
 

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