Paris classée en "zone active de circulation" du coronavirus, "les signaux sont préoccupants"

Certains spécialistes affirment que la redoutée deuxième vague du Covid-19 a commencé. Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a reconnu que "la situation se dégrade". Les préfets sont autorisés à prendre certaines mesures de restriction de circulation.

Paris a été classé en "zone active de circulation". Une vingtaine de départements sous surveillance.
Paris a été classé en "zone active de circulation". Une vingtaine de départements sous surveillance. © PHILIPPE LOPEZ / AFP
Deux départements sont classés en "zone active de circulation" selon un décret paru au Journal officiel ce vendredi 14 août : Paris et les Bouches-du-Rhône. Ce classement permet aux préfets, en concertation avec les élus, de prendre des mesures concernant la circulation où la fermeture de certains lieux publics.

Zone active de circulation, les préfets peuvent prendre des mesures concernant :
Ce décret, qui modifie et complète les textes régissant les mesures de lutte contre le Covid-19, mis en place depuis la sortie du confinement, entérine également la prolongation de l'interdiction des événements de plus de 5 000 personnes, annoncée mardi par le Premier ministre Jean Castex. L'interdiction, qui devait s'achever le 31 août a été prolongée "jusqu'au 30 octobre", une date qui n'est pas précisée dans le décret publié vendredi. 

Des signaux inquiétants

Dans son bulletin hebdomadaire diffusé jeudi soir, Santé Publique France avait signalé que les indicateurs continuaient "de se dégrader" et que la transmission du virus "s'accentu(ait)", "plus particulièrement" chez les jeunes.

Ainsi, les villes de Paris et Marseille restent "particulièrement à risque" et "une vingtaine de départements sont au-dessus d'un certain seuil de vigilance", a affirmé M. Salomon sur France Inter ce vendredi matin.

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait annoncé mercredi au 20H de France 2 que le "basculement" de Paris et Marseille dans cette catégorie s'effectuerait "dans les prochaines heures ou les prochains jours", expliquant qu'il permettrait, à titre d'exemple, de "moduler" les horaires d'ouverture de certains lieux.
 
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