Paris - Face à la polémique, la Caisse d'Épargne annonce le retrait d'un dispositif anti-SDF devant l'une de ses agences

Un homme dévisse les poteaux anti-SDF devant la Caisse d'Epargne à l'angle de la rue d'Alésia et de la rue rue Hippolyte Maindron. / © Frédérique Hovasse - France 3 Paris - Île-de-France
Un homme dévisse les poteaux anti-SDF devant la Caisse d'Epargne à l'angle de la rue d'Alésia et de la rue rue Hippolyte Maindron. / © Frédérique Hovasse - France 3 Paris - Île-de-France

Pour empêcher un SDF de s'abriter devant une de ses agences du XIVe arrondissement, la Caisse d'Épargne a fait installer des poteaux. Face à la polémique, l'entreprise a annoncé qu'elle allait retirer ce dispositif anti-SDF. Un habitant a pris l'initiative de dévisser ces poteaux.

Par Marc Taubert

L'homme s'était installé depuis des mois dans un recoin de l'agence de la Caisse d'Épargne située à l'angle de la rue d'Alésia et de la rue Hippolyte Maindron. Pour le déloger, les responsables de l'entreprise ont fait placer des dizaines de poteaux en métal, le forçant à s'installer en face.
Contacté par Gilles Bruno, un journaliste indépendant, Thomas Levet, un responsable de la Caisse d'Épargne Île-de-France, ce dernier affirme que ce sans-abri se trouvait devant "une sortie de secours de la Banque" et d'ajouter : "notre compétence et notre métier n'est pas d'héberger des sans-abris".
 

Polémique sur les réseaux sociaux

Selon un témoin interrogé par ce même journaliste, l'homme avait trouvé refuge à cet emplacement "depuis deux ans" et qu'il "ne gêne strictement personne". Les poteaux ont, eux, été installés mardi 23 juillet.
Mais l'image désastreuse, diffusée sur les réseaux, a forcé la banque à changer de position. "On comprend que cela puisse heurter, la forme n'était pas habile", a finalement reconnu Thomas Levet en précisant que "le dispositif sera totalement retiré dès que possible". Après cette annonce, un habitant a pris l'initiative de dévisser les poteaux ce dimanche.

Quant au sans-abri, s'il pourra sans-doute reposer ses affaires dans ce recoin, aucune autre solution pérenne n'est pour l'instant envisagée.
 

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