Paris : les soignants de la maternité de l'hôpital Lariboisière appellent “à l'aide”

© THOMAS SAMSON / AFP
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"Sous-effectifs", locaux "vétustes", personnels "à bout de souffle" et au "bord du craquage complet" : une quarantaine de soignants de la maternité de l'hôpital parisien Lariboisière lancent "un appel à l'aide", relayé mardi sur le site du collectif Inter-Urgences.
 

Par France 3 IDF / EB avec AFP

"C'est un réel cri de détresse", écrivent des "infirmières puéricultrices, des infirmières, des auxiliaires de puériculture, des aide-soignantes" ou encore "des sage-femmes" de ce service situé à proximité de la gare de du Nord dans le Xe arrondissement, dans une tribune dont Le Monde se fait écho.
 
Paris : les soignants de la maternité de l'hôpital Lariboisière appellent “à l'aide”

"Comment assurer la sécurité des patientes, des bébés quand nous sommes en sous-effectifs à flux tendu, que nous vivons au-dessus de nos moyens d'accueil ?", s'interrogent les signataires. Si rien n'est fait, préviennent-ils, "une catastrophe va arriver" comme "aux urgences générales" de Lariboisière, où une patiente avait été retrouvée morte en décembre sur un brancard, près de 12 heures après son admission. L'année dernière "déjà", les soignants avaient tiré "la sonnette d'alarme", soutenus par leur chef de service, qui avait menacé "d'arrêter toutes nouvelles inscriptions à la maternité", expliquent-ils dans leur texte. 
 

    
Un "travail de diagnostic" a alors été lancé, selon la direction de l'Assistance-publique Hôpitaux de Paris (AP-HP) - dont dépend l'établissement. Le plan de réorganisation qui en découle prévoit notamment "la création de cinq emplois pour renforcer les effectifs de la maternité" et la transformation des emplois d'infirmières "en emplois sage-femmes pour une prise en charge homogène", a expliqué la direction à l'AFP. Mais le projet, qui ne pourra être déployé qu'après la présentation le 3 octobre d'une expertise demandée par le CHSCT, ne satisfait pas les auteurs du texte, qui déplorent "la suppression de 16 postes d’infirmières, de 2 postes d’infirmières puéricultrice".

Des locaux vétustes et du matériel qui tombe en panne


Ils dénoncent en outre des locaux "vétustes avec des prises électriques non protégées, des moisissures aux plafonds, (...) des matelas de lit lacérés" ou "du matériel de soins qui tombe régulièrement en panne et qui n'est remplacé que trois semaines plus tard". 

Les soignants de ce service accueille de nombreuses femmes précaires 


Et expriment leur "honte" d'avoir parfois à faire sortir de leur chambre de jeunes mères sans abri pour les installer "par terre" avec leur nourrisson dans une petite pièce dédiée, faute de place d'hébergement.  Comme "d'autres maternités parisiennes", Lariboisière assure "la mise à l'abri temporaire pour la nuit" de femmes sortant de maternité "sans solution d'hébergement", rappelle la direction de l'AP-HP, assurant chercher "des solutions individualisées et adaptées à chacune". 
 

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