Le polémiste d’extrême-droite Alain Soral sera déféré au parquet de Paris ce jeudi

L’essayiste a été placé en garde à vue mardi par les forces de police pour des propos qu’il aurait tenu sur son site Égalité et Réconciliation.

Le polémiste est un habitué de la justice. Sa dernière condamnation date de juin 2020.
Le polémiste est un habitué de la justice. Sa dernière condamnation date de juin 2020. © Xavier de Torres/Maxppp/MAXPPP
Le polémiste et écrivain d’extrême droite Alain Soral a été interpellé mardi puis placé en garde à vue à Paris par la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) pour "provocation publique à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation". Sa garde à vue a été prolongée ce mercredi. D’après franceinfo, Alain Soral sera déféré ce jeudi au parquet de Paris.

Une enquête préliminaire est en cours. En cause, des propos que le polémiste aurait tenu sur son site Égalité et Réconciliation. La teneur du discours n’est pas connue. Son domicile a alors été perquisitionné. Le motif de son arrestation, "provocation publique à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation", vise toute personne menaçant de s’en prendre à des acteurs politiques ayant des responsabilités nationales.

Condamné à plusieurs reprises

Selon la plateforme Égalité et Réconciliation, "Alain Soral a été intercepté ce mardi, aux alentours de 17h, par trois individus en civil". Sur Twitter, la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a commenté l’information : "La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle n’apparaît pas de temps en temps, le doute s’installe. #soralenprison." Ce n’est pas la première fois que l’essayiste d’extrême-droite Alain Soral a affaire à la justice. En janvier 2019, il avait été condamné à un an de prison ferme pour "injure raciale, provocation et incitation à la haine" par le tribunal correctionnel de Bobigny. Le polémiste s’en était pris à une procureure de la République sur son site. En juin dernier, il avait reçu une amende de 5 000 euros, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement pour avoir contesté l’existence de la Shoah.

Le 6 juillet dernier, ses chaînes Youtube ont été supprimées par la plateforme de vidéos en ligne. Le motif : "enfreintes répétées aux conditions d'utilisation".
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société
l’actualité de votre région, dans votre boîte mail
Recevez tous les jours les principales informations de votre région, en vous inscrivant à notre newsletter