Police municipale à Paris : la grosse colère de la municipalité contre Benjamin Griveaux

Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte pour "blessures involontaires" déposée par un jeune homme renversé par une voiture de la police municipale le 29 novembre à Asnières (Hauts-de-Seine) / © DENIS CHARLET / AFP
Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte pour "blessures involontaires" déposée par un jeune homme renversé par une voiture de la police municipale le 29 novembre à Asnières (Hauts-de-Seine) / © DENIS CHARLET / AFP

La police municipale attendra à Paris. A la demande du gouvernement les députés ont rejeté ce jeudi après-midi la proposition portée par des parlementaires de tous bords.
 

Par France 3 Paris IDF / W. Van Qui

Anne Hidalgo a toujours laissé entendre que la création d’une police municipale à Paris avait été préparée de concert avec la Préfecture de police et le Ministère de l’Intérieur. Sur le plan législatif, il fallait que le Parlement aligne Paris sur le droit commun (en dehors de la capitale n’importe quelle ville en France peut décider de créer sa police municipale). Les agents de sécurité de la ville seraient alors devenus des policiers municipaux avec les pouvoirs qui vont avec. Par exemple, la possibilité de faire des contrôles d’identité.
 
 

Benjamin Griveaux, "un lâche et un irresponsable" selon E. Grégoire

Le gouvernement s’est opposé à la proposition soutenue par des parlementaires parisiens : George Pau-Langevin (PS), Brigitte Kuster (LR) ou encore les candidats à la mairie de Paris, Cédric Villani (LREM) et Pierre-Yves Bournazel (Agir).
Enorme colère du côté de l’Hôtel de Ville ! Emmanuel Grégoire, 1er adjoint d’Anne Hidalgo accuse Benjamin Griveaux d’être à la manœuvre. « Un lâche et un irresponsable » nous confie-t-il. Même tonalité dans l’entourage de Cédric Villani où l’on dénonce une « manœuvre politicienne » de Benjamin Griveaux.

Dans l’entourage du candidat de la République en Marche à la Mairie de Paris, on estime que la création d’une police municipale dans la capitale n’avait rien à faire dans le cadre du projet de loi engagement et proximité sur l’organisation des collectivités locales.

C’est d’abord aux électeurs parisiens de se prononcer.
Pacôme Rupin, député LREM


Selon le député LREM Pacôme Rupin, la manœuvre politicienne vient d’Anne Hidalgo elle-même.  « Pourquoi voter un texte d’une telle importance à 4 mois des élections, interroge-t-il, alors que les candidats ont des projets différents ? » Il ajoute : « C’est d’abord aux électeurs parisiens de se prononcer. »

La police municipale patientera. La bataille électorale, elle, est bien lancée.


 

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