Que va devenir l’agence photo Roger-Viollet ?

L’agence photographique Roger-Viollet/La Parisienne de photographie est depuis plus de 30 ans la propriété de la Ville de Paris. Un fonds de près de 12 millions d’images historiques. Aujourd'hui, la mairie cherche un repreneur pour commercialiser ce trésor photographique inestimable.
Libération de Paris. Soldats allemands faits prisonniers dans la Kommandantur, place de l'Opéra. 25août 1944.
Libération de Paris. Soldats allemands faits prisonniers dans la Kommandantur, place de l'Opéra. 25août 1944. © © LAPI/Roger-Viollet
L’agence photographique Roger-Viollet, ce sont des millions de plaques de verre, des films, des négatifs, des positifs… Le fruit du travail d’un couple de journalistes collectionneurs Helène Roger-Viollet et Jean Victor-Fischer.
Tout au long de leur vie, ils vont bâtir une immense documentation photographique mondialement reconnue.
Le couple fonde l’agence Roger-Viollet en 1938 et s’installe rue de Seine à Paris. Ils se spécialisent dans les grands évènements historiques, les portraits et les prises de vue d’oeuvres d’art.
 
Funérailles de Victor Hugo. Transport de son corps au Panthéon : le cortège arrivant rue Soufflot. Paris, 1er juin 1885.
Funérailles de Victor Hugo. Transport de son corps au Panthéon : le cortège arrivant rue Soufflot. Paris, 1er juin 1885. © © Léon et Lévy / Roger-Viollet


A leur mort, en 1985, la ville de Paris hérite du patrimoine photographique du couple qu’elle fond avec ses propres archives issues de ses musées ou bibliothèques. S’y ajoute le fonds France Soir. Au total, aujourd’hui, ce sont plus de 12 millions d’images photographiques qu’il faut conserver, numériser et commercialiser. La société La Parisienne de Photographie, délégataire de service public est chargée de gérer tout ce patrimoine.

A partir des années 2005/2009, avec la crise de la presse, La Parisienne connait des difficultés économiques. Comme beaucoup d’autres agences photo, elle est largement déficitaire. Pour redresser l’entreprise, la conservation des photos est transférée à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris et une recapitalisation est nécessaire. La question de la numérisation de ce fonds titanesque est toujours en chantier.

Aujourd’hui, la ville de Paris souhaite trouver un repreneur pour poursuivre la commercialisation et diffusion du fonds photographique. Selon l’appel d’offre, le fonds sera concédé pour 5 ans, trop court pour certains candidats, et prévoit la reprise de 12 salariés sur une vingtaine actuellement.
 
La mairie de Paris annoncera le nom du futur repreneur à l’automne prochain.
 
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Quel avenir pour le fonds photographique Roger-Viollet?



 
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