Rassemblement de DJ à Paris : les boîtes de nuit veulent rouvrir

Un collectif du milieu de la nuit manifeste ce mercredi pour demander la réouverture des discothèques et des festivals, au même titre que de nombreux établissements comme les bars ou les clubs échangistes.

Des professionnels du milieu de la nuit demandent la réouverture des établissements face à la multiplication de soirées sauvages.
Des professionnels du milieu de la nuit demandent la réouverture des établissements face à la multiplication de soirées sauvages. © PHOTOPQR/OUEST FRANCE
Le temps se fait long pour les propriétaires de boîtes de nuit comme pour tous ceux qui y travaillent, en premier les DJ. Ils ont décidé d'organiser un rassemblement ce mercredi à 18 heures au Balrock, une salle située près des Grands Boulevards.

Un lieu qui n'a pas été choisi au hasard puisqu'il est la propriété de Michael Fox, PDG de Lieux d'émotions, qui est à l'initiative du mouvement. "Les catégories P, avec piste de danse, ne peuvent pas rouvrir en France. On commence à réagir à cela fortement dans la mesure où l'on se rend compte des méfaits de ce type de décret en sachant qu'il y a énormément d'établissements qui sont cousins des nôtres qui sont eux ouverts comme les bars musicaux, les clubs échangistes ou les bus discothèques qui fonctionnent tout à fait normalement", clame-t-il.
 

Soirée mouvementée aux Invalides

Dans une tribune au Journal Du Dimanche (JDD) signée par des grands noms du milieu, ces professionnels déplorent que "la vie nocturne reste un des derniers secteurs à être confiné" et rappellent que "les dernières semaines ont montré des débordements dans l'espace public en Europe".

Une référence à la soirée "Projet X" aux Invalides samedi 27 juin. Des centaines de jeunes s'étaient réunis sur la place répondant à un appel diffusé sur les réseaux sociaux. Le nom de cette soirée évoque un film américain de 2012 qui met en scène le dérapage d'une soirée. Bilan dans la capitale : un rassemblement de 2 000 personnes selon la Préfecture de police de Paris, cinq interpellations et neuf policiers blessés, sans que l'on sache si des participants l'ont aussi été, rapporte Libération.

Selon Michael Fox, ces soirées sauvages ont des répercussions sur la santé publique. "On protège les gens contre le virus, mais pas contre d'autres maladies. On a un certain nombre de cas d'overdoses qui se développent", citant le chiffre de 300% d'augmentation, sans qu'il soit possible de le vérifier.
 

Un secteur sinistré

Ces établissements seront fermés tout l'été selon ce professionnel qui espère pouvoir rouvrir début septembre. "Le secteur club en France représente un milliard d'euros de chiffres d'affaire. C'est quasiment 80 millions d'euros qui sont perdus chaque mois depuis le 14 mars au soir. En emplois directs et indirects, il y a 150 000 personnes qui travaillent dans ce secteur, plus les saisonniers. Beaucoup d'emplois sont touchés, dont les jeunes", avance Michael Fox.

"Toutes les productions sont arrêtées, on ne sait pas du tout quand ça va reprendre", indique Mike Hayes, un DJ parisien qui affirme "perdre des milliers d'euros chaque mois".

En attendant, le musicien anime des soirées privées ou des soirées dans des bars. "Mais ce n'est pas du tout la même chose, ni la même ambiance ni les mêmes horaires", poursuit-il.

Michaël Fox propose ainsi de mettre tables et chaises sur les pistes de danse pour assurer les fameuses distanciations physiques.

 
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