Samaritaine: la demande d'annulation du permis de construire rejetée

Nouvelle facade en verre de la Samaritaine prévue côté rue de Rivoli / © DR
Nouvelle facade en verre de la Samaritaine prévue côté rue de Rivoli / © DR

Le tribunal administratif de Paris a rejeté ce vendredi la demande d'annulation du permis de construire portant sur la rénovation côté Seine du grand magasin parisien la Samaritaine. En ce qui concerne, les démolitions côté rue de Rivoli, l'audience a été reportée au 29 avril prochain.

Par Emmanuelle Hunzinger

L'association Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) avait déposé un recours devant la justice pour contester les permis de construire accordés fin 2012 à LVMH, propriétaire du lieu, par la mairie de Paris. Elle s'inquiétait notamment de la transformation du bâtiment et du respect des règles d'urbanisme.
Début juillet 2013 le tribunal administratif de Paris, saisi en référé, avait rejeté le recours de l'association, qui s'était ensuite pourvue devant le Conseil d'Etat. Le 5 mars, la plus haute juridiction administrative française a annulé l'ordonnance de juillet et renvoyé l'affaire devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris.

Côté Seine
Dans son jugement rendu vendredi, le tribunal administratif a notamment estimé que ce nouveau plan d'occupation n'était pas incompatible avec le schéma directeur de la région Ile-de-France, qui prévoit, entre autres, la limitation du développement des activités de bureaux dans le centre historique de Paris.

Côté Rivoli
Le tribunal administratif de Paris a renvoyé vendredi au 29 avril la demande de suspension des démolitions d'immeubles historiques de l'ex-grand magasin parisien en pleine rue de Rivoli, formulée par deux associations
"L'affaire a été renvoyée en formation collégiale par le juge des référées", a annoncé le Tribunal administratif de Paris, en référence à la demande de suspension concernant les immeubles datant de 1852 situés sur la rue de Rivoli.
"C'est plutôt une bonne nouvelle: cela veut dire qu'il y a une hésitation de la part de la chambre du tribunal qui était saisie et qui n'a pas voulu juger seule" a dit le vice-président de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF), Julien Lacaze. 
De son côté, une porte-parole du groupe de luxe LVMH, a estimé que l'optimisme des associations était "une anticipation de décision risquée !". "Pour le moment, les travaux continuent", a-t-elle ajouté, laissant entendre que les démolitions pourraient continuer aussi.
Trois des quatre bâtiments sur la rue de Rivoli, dont les façades datent de 1852 et sont situées à 100 m du musée du Louvre, ont déjà été démolis. Le quatrième immeuble, qui doit également disparaître, accueille la "Maison du Projet" de La Samaritaine, où une maquette mobile est désormais exposée.

Initialement prévue en 2013, repoussée à 2014, puis 2015, la réouverture du lieu pourrait ne pas intervenir avant 2016 ou 2017. Le projet implique un investissement d'environ 460 millions d'euros et plus de 2.100 emplois. Fermée depuis 2005, la Samaritaine fait l'objet d'une rénovation majeure, qui doit déboucher sur l'ouverture d'un nouvel espace. Celui-ci comprendra de nouveaux commerces, un hôtel de luxe Cheval Blanc, des bureaux, une centaine de logements sociaux et une crèche.

L'ensemble est inscrit aux monuments historiques depuis juillet 1990.

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