Transports : Valérie Pécresse demande à la RATP de revenir à 100% de l'offre d'avant-Covid

La présidente de la région a demandé à la RATP de revenir à "100%" de son offre de transports d'avant la crise sanitaire. Elle a également sommé Jean Castex, potentiel futur président de la RATP, de rétablir la qualité de service "qui s'est nettement dégradée".

Valérie Pécresse souhaite que la RATP reprenne une offre similaire à ses niveaux d'avant Covid. Dans une interview donnée ce dimanche à nos confrères du Parisien, la présidente de la région francilienne a demandé à la régie de revenir à 100% de son offre d'avant la crise sanitaire. 

Pour justifier sa demande, elle explique que les Franciliens sont de retour dans les transports. Elle espère que le retour à 100% se fera "le plus rapidement possible". Depuis la rentrée, la RATP peine à assurer son offre de bus avec 25% de services non faits à Paris et en petite couronne.

Détérioration des services "dans des proportions inacceptables" 

Au cours de l'entretien, elle fustige également la détérioration des services "dans des proportions inacceptables" depuis la rentrée. Parmi les problèmes rencontrés par la RATP, elle pointe du doigt "le manque de bus qui entraîne un report sur le métro, des travaux dans Paris qui font qu'on ne peut plus rouler".  Elle vise également plusieurs lignes du métro "avec des taux de régularité inférieurs à 91 %" .

Elle demande au probable prochain directeur de la régie des transports, Jean Castex, de rétablir la qualité de service. Elle a estimé que l'ancien Premier ministre allait devoir peser de tout son poids politique auprès du gouvernement pour obtenir des mesures de financement. Jean Castex sera auditionné cette semaine par l'Assemblée nationale puis le Sénat en vue de sa nomination.

"L'Etat ne me donne rien"

Elle a également évoqué Île-de-France Mobilités dont elle est présidente. IDFM doit trouver 950 millions d'euros pour boucler son budget 2023. "Avec la dette Covid, l'inflation, les coûts de l'énergie qui doublent et les nouveaux besoins de financement liés aux nouvelles lignes comme celles du Grand Paris Express, nous sommes face à un mur", a-t-elle indiqué. 

"L'état ne me donne rien", poursuit-elle. La présidente de région, qui a demandé au gouvernement d'augmenter le versement mobilité payé par les entreprises ou de baisser la TVA sur les transports à 5,5%, n'a pour l'instant pas obtenu gain de cause.

Source : AFP