Un campement insalubre de migrants évacué dans le nord-est de Paris

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Un campement insalubre du nord-est de Paris a été évacué ce mardi matin par les autorités et "une centaine" de migrants a été mis à l'abri, après avoir refusé pour la plupart d'être envoyé en province, ont indiqué associations et préfecture.

Au petit matin, les tentes et les matelas à même le sol qui composaient ce camp de fortune sous un pont le long du canal de l'Ourcq et près du boulevard périphérique, dans le 19e arrondissement de la capitale, ont été retirés lors de l'opération, selon les photos diffusées sur les réseaux sociaux par le Collectif accès au droit, regroupant plusieurs organisations d'aide aux exilés à la rue. "Environ 80 personnes ont refusé d'être orientées en régions compte tenu de leurs attaches en Ile-de-France" et bénéficieront d'une "prise en charge d'une semaine seulement" en région parisienne, a indiqué le collectif sur X.

"Une centaine de personnes sont mises à l'abri ce matin", a confirmé la préfecture de la région d'Ile-de-France (Prif), en charge de ces opérations. Parmi elles, seize ont finalement accepté d'être transférées vers "le Sas de Strasbourg" et 84 autres ont été placées dans un centre d'accueil en région parisienne, a indiqué à l'AFP Paul Alauzy, responsable du sujet chez Médecins du monde, ONG qui intervenait sur ce site.

Depuis plusieurs mois, des associations dénoncent un "nettoyage social" de la région francilienne, progressivement vidée selon elles de ses populations les plus précaires vivants à la rue en vue des Jeux olympiques 2024, tandis que les autorités font valoir que 120 000 personnes sont hébergées chaque nuit au titre de l'urgence en Île-de-France, dans un contexte de saturation chronique de cette offre.

Trente-cinquième opération menée par la préfecture

Plus de 3 200 personnes ont été orientées vers des structures d'accueil temporaire hors Ile-de-France, des "Sas" ouverts en avril par le gouvernement pour orienter les personnes migrantes à la rue en région parisienne. Mardi, "il y avait un bus pour Angers et un pour Strasbourg mais personne ne voulait y aller", a repris Paul Alauzy. "Si les gens refusent de monter dans les bus alors qu'ils survivent sur des campements sordides sous un pont en plein hiver, c'est bien qu'il y a un problème (quant) à la destination", a-t-il insisté.

Il s'agit de la 35e opération du genre menée par la préfecture d'Île-de-France depuis début 2023, avec plus de 6 300 personnes mises à l'abri. Parmi elles, 3329 personnes ont été orientées vers des structures d’accueil temporaire en région hors Île-de-France. D'autres sont orientées en région dans le cadre du schéma national des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés. (SNADAR) 

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