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Vladimir Cosma au Grand Rex, un pan de l’histoire du cinéma en concert

Vladimir Cosma, compositeur - entre autres - de Rabbi Jacob, La Boum et Le Grand Blond avec une chaussure noire. / © Jean-Laurent Serra
Vladimir Cosma, compositeur - entre autres - de Rabbi Jacob, La Boum et Le Grand Blond avec une chaussure noire. / © Jean-Laurent Serra

Rabbi Jacob, La Boum ou encore Le Grand Blond avec une chaussure noire : la musique de ces trois films cultes, signée à chaque fois Vladimir Cosma, est à vivre en live au Grand Rex, en version symphonique.
 

Par Jean-Laurent Serra

Il suffit de quelques notes au piano et déjà les souvenirs sont là. A chaque phrase musicale, les images défilent. Quelques jours avant ses concerts exceptionnels au Grand Rex, le compositeur Vladimir Cosma, nous reçoit chez lui pour un entretien intime.

C’est dans son salon baigné de lumière qu’il nous accueille amicalement avec un large sourire. Dans un coin de la pièce, des Césars, des 7 d’or et de nombreuses récompenses trônent sur des petits meubles d’époque. La conversation s’engage et les questions fusent. Difficile de résister ! En face de nous, c’est tout simplement un monument de l’histoire du cinéma qui nous répond.

Combien de bandes originales Vladimir Cosma a-t-il composé, cinéma et télévision compris ? 200 ou 2 000 ? Lui-même ne le sait pas exactement : « J’ai composé environ 300 musiques pour le cinéma mais pour le reste, c’est difficile de compter ».

Vladimir Cosma au Grand Rex, un pan de l’histoire du cinéma en concert (Jean-Laurent Serra et Mustapha Tafnil) ►
Vladimir Cosma au Grand Rex, un pan de l’histoire du cinéma en concert (Jean-Laurent Serra et Mustapha Tafnil)

« Je n’ai pas de musique préférée »

Et c’est dans son bureau, dans un très gros classeur édité par la Sacem, la société des auteurs, que nous recherchons l’information, excités comme des enfants. Monsieur Cosma a donc écrit environ 3 000 musiques pour le cinéma, la télévision, le théâtre et autres supports.
Vladimir Cosma, au Grand Rex. / © FTV
Vladimir Cosma, au Grand Rex. / © FTV
Un vrai catalogue de souvenirs : « Je n’ai pas de musique préférée, elles ont toutes une valeur différente. Ma première musique, celle du film Alexandre le bienheureux avec Philippe Noiret est particulière parce qu’elle m’a permis de rentrer dans le métier. Michel Legrand n’était pas disponible, le réalisateur Yves Robert m’a téléphoné et c’était parti. J’écris pour le public, alors quand le public aime bien une musique, je l’aime bien aussi. Mais je les aime toutes. »

Rabbi Jacob, La Boum, Diva ou encore Le Grand Blond avec une chaussure noire… Vladimir Cosma, c’est « monsieur tubes ».  Des musiques qui évoquent des images, des souvenirs personnels, presque l’histoire d’une vie.
Vladimir Cosma a composé la musique de La Boum, sorti en 1980. / © Jean-Laurent Serra
Vladimir Cosma a composé la musique de La Boum, sorti en 1980. / © Jean-Laurent Serra

Vladimir Cosma, c’est « monsieur tubes »

Alors imaginez notre privilège et notre joie lorsque le maître nous invite à l’écouter : « Quelle musique vous ferait plaisir ? Je ne peux pas tout jouer ! Certaines sont difficiles. » Aller, va pour La Boum, Rabbi Jacob et Le Grand Blond. Que du bonheur.

Installé au piano, l’artiste a les doigts qui glissent sur le clavier, presque comme au premier jour. Un régal pour les oreilles mais également pour les yeux. Car sur et sous le piano, des partitions entassées et des disques d’or plantent le décor.

Chez Vladimir Cosma, compositeur de Rabbi Jacob, La Boum et Le Grand Blond avec une chaussure noire, pour une séance de piano (Jean-Laurent Serra et Mustapha Tafnil) ►
Chez Vladimir Cosma, compositeur de Rabbi Jacob, La Boum et Le Grand Blond avec une chaussure noire, pour une séance de piano (Jean-Laurent Serra et Mustapha Tafnil)
Une vielle housse usée contenant un violon attire notre regard et nous rappelle que si Vladimir Cosma compose au piano, c’est au violon qu’il a appris la musique : « Je suis roumain, à la sortie de la guerre, nous habitions dans un petit appartement à Bucarest. Il n’y avait pas de place pour un piano, alors mon père m’a offert un violon. J’ai appris, j’avais quatre ans et à huit ans, je faisais mes premiers concerts. Mais je rêvais de jouer du piano. Et le piano, c’est mieux pour composer. Il y a plus de possibilités mélodiques. »
 

« J’ai appris le violon, j’avais quatre ans »

Et puisque les métiers de concertiste et de compositeur sont plutôt solitaires, c’est entouré par un orchestre que le musicien préfère exprimer sa musique : « J’ai toujours dirigé mes orchestres. Pour les films, on enregistrait en studio avec un orchestre complet. C’est ce qu’il y a de mieux. Lorsque vous êtes ensemble, vous ressentez des émotions uniques. Il n’y a que la scène aujourd’hui pour reproduire ces émotions. C’est comme un élan de fraternité que je partage avec les musiciens et les chanteurs. »
Chez Vladimir Cosma, on trouve des Césars, des 7 d’or et de nombreuses récompenses. / © Jean-Laurent Serra
Chez Vladimir Cosma, on trouve des Césars, des 7 d’or et de nombreuses récompenses. / © Jean-Laurent Serra
Les 26 et 27 janvier, le Grand Rex marquera un retour aux sources. Vladimir Cosma sera entouré par un orchestre symphonique et des dizaines de choristes pour interpréter ses plus belles musiques de film. Une partition forcement populaire à vivre sans compter. Attention aux avalanches de souvenirs. 

Toutes les infos ► Vladimir Cosma, les 26 et 27 janvier au Grand Rex (Paris, 2e arrondissement).
 

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