Plan de dépistage Covid-19 : voici les 32 communes d'Île-de-France concernées

Le ministre de la Santé avait annoncé jeudi dernier son plan pour éviter une seconde vague de l'épidémie de coronavirus. Il prévoit de permettre à 1,3 million de personnes issues de 32 communes d'Ile-de-France de se faire dépister dans un laboratoire. Voici la liste des villes concernées. 

1,3 millions de Franciliens pourront se faire dépister d'après Olivier Véran.
1,3 millions de Franciliens pourront se faire dépister d'après Olivier Véran. © René Bych / MaxPPP
Trente-deux communes de la région sont concernées. Olivier Véran avait annoncé jeudi 25 juin dans Le Monde que "près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d’Ile-de-France" auront la possibilité de se faire dépister pour savoir s'ils sont porteurs du coronavirus, "même s'ils n'ont pas de symptômes", avait ajouté le ministre de la Santé.

Les habitants, âgés de plus de dix ans, de ces communes recevront dans les prochains jours "des bons de l'Assurance-maladie" pour se rendre dans n'importe quel laboratoire, public ou privé. Cette initiative vise à repérer des "clusters dormants" et ainsi éviter une deuxième vague.

La Seine-Saint-Denis et le Val d'Oise particulièrement surveillés

Ce lundi 29 mars l'ARS a dévoilé la liste des 32 communes où les test seront effectués : 
 
© Agence régionale de santé


Dans un communiqué l'agence régionale de santé détails les critères selon lesquelles ces villes ont été sélectionnées.
Elles l’ont été sur la base de plusieurs critères combinés :
►         Un critère épidémiologique : ont été sélectionnées les communes pour lesquelles un taux de positivité (nombre de tests positifs sur nombre total de tests effectués dans les 7 derniers jours) et un taux d’incidence (nombre de cas par tranche de 100 000 habitants sur les 7 dernier jours) est supérieure à la moyenne régionale.
►         Un critère d’accès au dépistage : les communes ont également été retenues lorsque la proportion de tests effectués par tranche de 100 000 habitants était faible. Un taux faible témoigne en effet d’un accès plus limité aux tests (en laboratoire ou dans le cadre de « barnums ») et donc d’un possible sous dépistage .
►          Un critère lié à la situation économique et sociale de la commune :  cette analyse est fondée sur le niveau de l’IDH-2.
►          Enfin, seules ont été sélectionnées les communes de plus de 10 000 habitants.

Pour l'heure Paris n'a pas été inclu pour des raisons de logistique. Au vu du nombre d'habitants il serait compliqué d'organiser plusieurs « barnums » sur la voie publique. 
 
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