Sciences Po propose à des lycéens franciliens de s'immerger dans son campus de Reims

"Premier camus", le nom de ce programme, s'adresse à 50 élèves boursiers originaires des académies de Paris, Versailles et Créteil.

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"Ici, on se fait un bon aperçu de ce qu'est la vie étudiante". Avec d'autres lycéens, Kadiatou participe à un programme lancé l'été dernier par Sciences Po, qui vise à leur donner le goût des études supérieures et la confiance pour les réussir. Ils sont ainsi en "immersion" dans le campus de Reims (Marne) durant deux semaines, à raison d'une semaine l'été et l'hiver pendant les vacances scolaires, entre la fin de la Seconde et le début de la Terminale.

"Quand on m'a parlé du programme, je ne connaissais pas Sciences Po", confie Kadiatou, en Première STMG (sciences et technologies du management et de la gestion). "À l'école, on est toujours couvé, ici on doit être plus autonome, se responsabiliser."

À l'été 2017, nos confrères de France 3 Champagne-Ardennes avaient rencontré ces futurs étudiants lors de la première semaine d'immersion

Déstabilisation

Lors de cette seconde session du programme, qui s'est déroulée pendant les vacances de février, le programme était intensif : un cours magistral le matin, suivi d'ateliers axés sur la maîtrise de la langue (français et anglais) et l'apprentissage de compétences transversales (synthèse, travail en groupe, gestion du temps, expression orale...), utiles à la réussite dans le supérieur.

Lors des premiers cours magistraux, plus d'un élève s'est senti déstabilisé, peu habitué à la prise de notes. "À la première session, je suis arrivée en 'mode touriste' : je n'avais ni stylo, ni cahier !", lance Sonia, en Première à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Cette fois-ci, elle s'est "équipée", et a le sentiment d'avoir "un bagage un peu plus lourd" qu'avant.

"Apprendre le métier d'étudiant"

Les 14 élèves sélectionnés pour "Premier campus" sont plutôt "le ventre mou" de la classe, qui passent souvent sous le radar dans le repérage des difficultés scolaires, mais finissent par "intégrer eux-mêmes l'idée qu'ils ne sont pas très intéressants", souligne Hakim Hallouch, responsable innovation sociale de Sciences Po. Ce programme entend justement "éveiller leurs ambitions". Pour leur "apprendre le métier d'étudiant", une équipe composée d'enseignants du secondaire et du supérieur a imaginé une liste de savoirs à apporter à ces "élèves moyens".


"C'est un beau défi pédagogique", estime ainsi Denis Saygili, professeur de philo dans un lycée du Val-d'Oise. "On s'adresse à des élèves plutôt défavorisés, qui ne maîtrisent pas les codes scolaires et dont l'orientation vers le supérieur se fait le plus souvent malgré eux. Le but est de leur communiquer un goût pour l'ambition intellectuelle."

Reste la question du coût de ce programme ; les 2.000€ par semaine et par élève sont financé par Sciences Po, l'Education nationale et du mécénat.
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