Sécheresse – Les niveaux des nappes phréatiques franciliennes très inférieurs à ceux de l’année dernière

Les canicules et l'absence de pluie à l'automne 2018 n'ont pas permis aux niveaux des nappes phréatiques franciliennes de remonter cette année. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Les canicules et l'absence de pluie à l'automne 2018 n'ont pas permis aux niveaux des nappes phréatiques franciliennes de remonter cette année. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser le déficit de précipitation de l’automne 2018. Les canicules de cet été n’ont rien arrangé. Conséquence, les niveaux des nappes phréatiques franciliennes sont très bas.

Par France 3 Paris - IDF avec AFP

Après un été marqué par les canicules, les niveaux des nappes phréatiques en France au 1er septembre sont "généralement très inférieurs" à ceux de 2018 au même moment, selon le Bureau de recherches géologiques et minières qui publie un point sur la situtation ce jeudi. 

Alors que les pluies du printemps n'ont pas permis de compenser le déficit pluviométrique enregistré durant l'automne et l'hiver 2018-2019, les canicules et l'absence de précipitations qui ont marqué l'été ont accéléré la baisse des niveaux, notamment dans le bassin parisien.
Les niveaux des nappes phréatiques franciliennes ont baissé par rapport à l'année dernière. / © Propluvia
Les niveaux des nappes phréatiques franciliennes ont baissé par rapport à l'année dernière. / © Propluvia
 

Une baisse des niveaux des nappes accélérée dans le bassin francilien

Au 1er septembre, les niveaux des nappes sont "généralement en-dessous des niveaux moyens des mois d'août", traduisant "une recharge peu abondante". Ils sont par ailleurs "généralement très inférieurs à ceux de l'année précédente à cette même époque", même si la situation est "globalement moins dégradée que celle d'août 2017", a précisé le BRGM dans son bulletin mensuel.

Les précipitations prévues pour septembre "ne devraient pas engendrer une recharge significative des nappes", selon le BRGM, qui note que ces pluies devraient être captées par la végétation ou provenir d'orages, notamment sur la moitié sud, ce qui favorise le ruissellement et non l'infiltration jusqu'aux nappes.

En conséquence la baisse des nappes devrait se poursuivre jusqu'à "la mise en dormance" de la végétation et l'arrivée de pluies plus abondantes, entre mi-octobre et fin novembre, selon le Bureau.

 

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