A Lumigny, un zoo sans public pour les félins et les primates

Le parc rassemble en tout 150 primates d’un côté, et 160 félins de l’autre. / © P. Aliès / France 3 PIDF
Le parc rassemble en tout 150 primates d’un côté, et 160 félins de l’autre. / © P. Aliès / France 3 PIDF

Au Parc zoologique de Lumigny (Seine-et-Marne), les félins et les primates ne voient plus passer de public dans les allées, depuis la mise en place du confinement contre le coronavirus. L’occasion pour l’établissement de faire quelques travaux, tout en continuant de s’occuper des animaux.

Par PDB / France 3 PIDF / Reportage : A. Nys / P. Aliès.

Un peu de repos pour les animaux en captivité, derrière les enclos. Avec le confinement contre le Covid-19, le Parc zoologique de Lumigny, en Seine-et-Marne, a dû dire (temporairement) adieu à son public. Alors qu’en temps normal, les félins et les primates voient passer chaque jour près de 2 000 personnes en moyenne dans allées du zoo à cette période de l’année, les visiteurs ont déserté les lieux."De là à dire qu’il y a un manque, je dirais plutôt qu’ils ont comme retrouvé une période hivernale, où ils ne voient pas forcément beaucoup de monde, nuance Sébastien Verdin, responsable pédagogique du parc. Décembre, janvier… Le parc n’est pas ouvert au public. Mais on est quand même un petit peu en décalage, pour eux."

150 primates, 160 félins, aucun visiteur

Le personnel reste ceci dit bien présent pour s’occuper des animaux, leur donner à boire, les nourrir et les soigner. "Ça, c’est pour nourrir l’ensemble des primates", détaille Sébastien Verdin, devant une grosse pile de cagettes en bois remplis de légumes. Singes, lémuriens, lions, guépards, tigres… Le zoo compte au total 150 primates, et 160 félins. Le tout, sur un espace de 100 hectares, désormais quitté par les touristes et les familles.

"Ça sera une mauvaise année, mais on restera vivant"

La fermeture au public est aussi l’occasion pour les équipes de faire quelques travaux. Mais les tâches ont dû être réorganisées : avec une trentaine de salariés en moins, l’établissement tourne avec un effectif réduit. Le fondateur, Patrick Jardin, reste optimiste malgré un manque à gagner estimé à près de deux millions d’euros : "On est quand même aidé et soutenu, c’est important. Ça sera une mauvaise année, mais on restera vivant. Et puis on sera prêt pour 2021, comparé à plein d’autres ; on est dehors, c’est idyllique."

Pour le Parc zoologique de Lumigny, plus qu’à attendre donc patiemment la fin du confinement.

 

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