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Municipales 2020 : les temps forts du débat du second tour à Fontainebleau

À Fontainebleau (Seine-et-Marne), deux listes se font concurrence : celle de Frédéric Valletoux (Divers centre et maire sortant) et Cédric Thoma (Divers Droite). Ils ont débattu sur notre antenne, voici ce qu'il faut en retenir.

Les candidats à Fontainebleau (Seine-et-Marne) Frédéric Valletoux et Cédric Thomas débattent ce lundi 22 juin.
Les candidats à Fontainebleau (Seine-et-Marne) Frédéric Valletoux et Cédric Thomas débattent ce lundi 22 juin. © France 3 PIDF

À Fontainebleau (Seine-et-Marne), une chose est sûre, le prochain maire sera de droite. Frédéric Valletoux (Divers centre, maire sortant et soutenu par LREM) et Cédric Thoma (Divers Droite et soutenu par LR) se sont maintenus au second tour des municipales. Ils ont débattu ce lundi sur France 3 Paris Ile-de-France.

Un débat entre deux candidats anciennement proches, car le challenger, Cédric Thomas, appartenait à la majorité de Frédéric Valletoux. "C'était il y a longtemps. J'ai souhaité quitter la majorité municipale le jour où j'ai estimé que M. Valletoux s'était désintéressé de la ville, a expliqué Cédric Thoma. Une personne qui cumule les mandats comme le fait le maire sortant, ce n'est pas forcément ma politique, ma manière dont j'entends être maire demain".

Celui qui est également président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) et s'est exprimé dans les médias à ce titre, a répondu : "On refait toujours un peu l'histoire". "S'il a quitté la majorité au conseil municipal de Fontainebleau, c'est qu'un moment je lui ai proposé d'être sur ma liste. J'étais maire de Fontainebleau, point." Sur son engagement auprès de la FHF, il a indiqué s'y être intéressé "parce qu'un moment j'ai été confronté à l'avenir de l'hôpital de Fontainebleau". "C'est une fierté pour moi. La Fédération Hospitalière de France, c'est un lobby, mais un lobby d'intérêt général. Elle défend la place de l'hôpital public dans notre santé, c'est un sujet majeur et une activité totalement bénévole".

A la question de savoir s'il démissionnerait s'il n'était pas élu maire, (il a indiqué dans son programme ne pas "pouvoir faire 6 ans à ce rythme"), il a déclaré : "j'ai un métier. Je travaille dans une entreprise privée. J'estime qu'en avoir un, c'est sain en politique. Parce que lorsque vous vivez des indemnités d'élu, vous êtes dépendant des résultats d'élection".

► Les enjeux du débat à Fontainebleau en 1 min :

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Les enjeux du second tour des municipales à Fontainebleau ©France 3 Paris Ile-de-France

Quelle médecine à Fontainebleau ?

Autre divergence entre les candidats : la question de l'avenir de l'hôpital. Selon lui, il y aura moins de lits mais plus de blocs chirurgicaux. "C'est un hôpital structurant. Il permet de maintenir une offre hospitalière à Montereau et à Nemours. Il joue un rôle modeste à l'échelle de notre sud Seine-et-Marne mais il joue un rôle en matière d'aménagement du territoire". Selon lui, "on invente à Fontainebleau le dialogue public/privé. On fait un investissement de 60 millions d'euros". Et d'ajouter : "il y a de moins en moins de médecins en France et on se bat tous pour maintenir une offre".

Selon M. Thoma, "ce n'est pas une chance d'avoir dans le futur bâtiment de l'hôpital moins de lits". "Il faut arrêter cette mécanique infernale qui consiste à externaliser des services entiers ou à fermer des lits en permanence". Il a également proposé de "développer un partenariat avec la faculté de médecine de Melun qui va ouvrir" pour "garder ces médecins sur le territoire".

À cela, M. Valletoux a rétorqué : qu'ils "n'ouvrent qu'une première année, mais comme les études sont longues, ce n'est pas parce que vous faites une première année que vous formez des médecins". Selon lui, "il y en a une à Créteil avec qui on travaille déjà".

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Vif échange entre les candidats sur la fusion entre Fontainebleau et Avon ©France 3 Paris Ile-de-France

Comment dynamiser la ville ?

Avec son château et sa forêt, Fontainebleau est réputée dans le monde entier. "On est un peu coupé dans notre élan parce que les clignotants étaient au vert à Fontainebleau", a ainsi indiqué le maire sortant. Il a d'abord défendu son bilan : élargissement des terrasses, relance de la ville par de grands événements, campagne de consommation locale.

"Historiquement, Fontainebleau à un cœur de ville très fort avec 450 commerces de proximité et c'est une vrai chance", a réagi Cédric Thoma. Mais selon lui, "le Covid va modifier profondément les comportements, et la crise est devant nous. Une crise économique et sociale". Il souhaite ainsi "des commerces ambulants dans les quartiers" ou faire "passer le stationnement en surface temporairement de 20 à 40 minutes" ou encore "cet été, le centre de loisirs à moitié-prix, c'est important". Il met également l'accent sur le vélo pour créer des Vélib' électriques "on le mettra en place dès 2020".

Frédéric Valletoux : "dans la formule que l'on nous a proposé, cela revenait à 10 000 euros par vélos sur 4 ans. C'était totalement prohibitif. On réfléchit à des aides pour abonder les aides qu'offrent déjà la région pour l'acquisition de vélos électriques".

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Vif échange entre les candidats sur la place du vélo électrique à Fontainebleau ©France 3 Paris Ile-de-France

Que faire du foncier disponible ?

Dans cette commune de Seine-et-Marne, il n'existe que peu de foncier restant. Évoquant le chiffre de 500 emplois créés sur la dernière mandature, Frédéric Valletoux entend redynamiser les quartiers militaires "inoccupés et inhabités. On veut consacrer une grande partie de ces casernes à accueillir des emplois et des locaux économiques". Il a aussi mis en valeur son projet de campus universitaire. "On a une estimation, qui d'après moi est tout à fait raisonnable, qui est effectivement ces 1 000 emplois sur le prochain mandat", a-t-il estimé.

Cédric Thoma pense lui que "le chiffre de 500 emplois est faux" en citant un rapport de l'Insee. "La réalité, quand sur les trois dernières mandatures, on a créé zéro emploi, je veux bien qu'on en prévoit 1000, mais on pourrait en mettre 10 000 ou 100 000". Lui affirme pouvoir en créer 500 "ça correspond à trois entreprises de type Picard, [qui a récemment installée son siège dans la commune, ndlr]".

M. Valletoux a cité l'arrivée de cette entreprise et la création d'un espace de coworking, "qui a été inauguré en 2015, il attire 150 à 200 emplois".

Sur la zone du Bréau, la seule "réserve foncière disponible" selon les mots de Cédric Thoma, il veut prioritairement faire de l'emploi. "Si vous créez des logements sur la dernière réserve foncière de la ville, vous n'avez plus aucun espace disponible à Fontainebleau pour faire de l'activité économique", a-t-il poursuivi.

À cela, M. Valletoux a répondu qu'il n'envisageait "pas de faire des derniers hectares disponibles que de l'emploi mais à faire des quartiers mixtes". Il voudrait consacrer deux tiers de l'espace à des bureaux et le reste aux logements. "On veut une ville équilibrée".

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Vif échange entre les candidats sur le nombre d'emplois créés à Fontainebleau ©France 3 Paris Ile-de-France

Les résultats au premier tour

Peu de suspens à Fontainebleau. Les électeurs ont placé Frédéric Valletoux en première position avec 48,84% des voix, suivi par Cedric Thoma, 22,87% des voix.

Viennent ensuite Geneviève Machery (Divers centre) avec 12,53% des voix (qui ne s'est pas maintenue au second tour), Roseline Sarkissian (Union de la gauche) avec 8,78% des voix et Isabelle Olzenski Viennot (Écologistes) avec 6,96% des voix.

L'abstention a été forte dans la commune avec 41,27% des électeurs qui se sont déplacés.

► Revoir le débat en intégralité :

 

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