"Pas de camions qui rentrent, pas de camions qui sortent" : les salariés de la logistique en grève

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Un reportage d'Isabelle Dupont, Antoine Joubeau et Valentine Ponsy. ©France3 PIDF

La plateforme logistique Prologis de Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne a été bloquée quelques heures par les employés du secteur. Ils demandent de meilleurs salaires et une amélioration de leurs conditions de travail.

Les entrepôts de la gigantesque plateforme Prologis ne sont pas accessibles depuis 6 heures ce mardi matin. Les salariés sont en colère et en grève. "Aucun camion qui rentre, aucun camion qui sort, c'est le mot d'ordre ce matin", explique l'un d'eux à notre micro.

Plusieurs centaines de camions de livraisons sont alors restées bloquées à l'entrée des entrepôts situés à Moissy-Cramayel. "On essaye de les comprendre, on prend notre mal en patience. Il faut penser qu'ils font aussi cela pour nous car on est également dans le monde du transport", confie un des chauffeurs resté bloqué.

Augmentation de salaires et meilleures conditions de travail

À l'appel de la CFDT, les employés de la plateforme manifeste d'abord pour obtenir une augmentation de salaire. "Les rémunérations proposées par la partie patronale restent insuffisantes. Elles sont autour de 1 à 3% alors que d'autres secteurs sont à 5 voire 6% d'augmentation", regrette Stéphane Bourgeon, secrétaire général Transports et de l'environnement au sein de la CFDT. 

Autre revendication : les manifestants souhaitent de meilleures conditions de travail. "La logistique est un secteur très difficile avec des horaires atypiques", estime le représentant syndical.

De son côté, Patrick Blaise s'inquiète du manque d'attractivité du secteur. Le secrétaire général de l'Union Féderale Routes pour la FGTE et la CFDT indique que la logistique emploie "50% d'intérimaires, c'est inacceptable. Il faut revaloriser les salaires et les patrons doivent davantage respecter les employés." Pour les salariés, cette manifestation est une façon de mettre la pression sur le patronat à quelques jours des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires.

Quelque 1.800 manifestants se sont rassemblés sur 29 points d'action en France selon Patrick Blaise.