Seine-et-Marne - Les salariés de la raffinerie de Grandpuits votent le blocage jusqu'à vendredi

Les salariés de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne, ont voté l'arrêt de toutes les expéditions de carburants à partir de mardi jusqu'à vendredi. Ils ont reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Olivier Besancenot (NPA).

Les salariés ont décidé de cesser les expéditions de carburants par pipelines ou par route, du 7 au 10 janvier.
Les salariés ont décidé de cesser les expéditions de carburants par pipelines ou par route, du 7 au 10 janvier. © France 3 Paris Ile-de-France
Eric Coquerel, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot. Trois figures politiques au chevet des salariés grévistes de Grandpuits ce lundi 6 janvier.

"Grandpuits, c'est la raffinerie d'Île-de-France. À l'orée d'une semaine où à partir de demain, il y a des appels à la grève encore plus importants sur les raffineries, cela nous semble important de venir les soutenir et de marquer le coup", explique le député LFI de Seine-Saint-Denis.

"Le macronisme centralisé sait mieux que tout le monde ce qui est bon pour tout le monde. Nous, nous sommes juste des imbéciles incapables de comprendre. Ce n'est pas sérieux. Il devrait entendre la voix des gens, la souffrance qu'il impose au pays et aux gens", affirme quant à lui Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise.

Olivier Besancenot, figure du NPA, pense lui qu'un retrait du projet de réforme est possible : "M. Macron a expliqué que les vacances allait siffler la fin de la récréation. Mais on voit que la mobilisation continue notamment dans les transports. S'il n'y a plus de métros, de trains et d'essence, Emmanuel Macron sera obligé de prendre son projet de loi et de le mettre à la poubelle".
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Seine-et-Marne - Les salariés de la raffinerie de Grandpuits votent le blocage jusqu'à vendredi ©France 3 Paris Ile-de-France
 

Plusieurs centaines d'euros perdus pour un salarié

Adrien Cornet, représentant syndical CGT, est mobilisé depuis le 5 décembre. Il a déjà perdu entre 1.200 et 1.500 euros de salaire. Mais pour lui, pas question d’arrêter le mouvement :

"Les raffineurs, nous n'avons pas de régime spécial, on est au régime général. Mais on subit la pénibilité et on est fatigué. Il faut comprendre que ce n'est pas un caprice. Aujourd'hui, si les salariés sont dans la rue, c'est parce qu'ils vivent le travail au quotidien."

Dans l’après-midi, les grévistes ont voté la poursuite de la grève. Ils ont décidé de cesser les expéditions de carburants par pipelines ou par route, du 7 au 10 janvier. Ils espèrent se coordonner avec les autres raffineries du pays.  

"Ras-le-bol général"

"C'est vraiment un soulèvement général et ras-le-bol général, de ne pas être écouté par notre président et son gouvernement", indique Marin Guillotin, représentant syndical FO.

Pour le moment, pas de risque de pénurie d’essence car les stations-services ont plusieurs jours de stocks. Pour soutenir les raffineurs, des salariés grévistes de la RATP sont également venus leur rendre visite.
 
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