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Une élue de Seine-et-Marne, et une enseignante des Yvelines deviennent ministres en Centrafrique

© Pierre Andrieu/AFP Photos
© Pierre Andrieu/AFP Photos

Une conseillère municipale de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) a été nommée ministre de la communication du gouvernementde transition centrafricain. Une assistante d'éducation de Mantes-la-Jolie devient ministre de l'éducation nationale.

Par Christian Meyze et AFP

Antoinette Montaigne, élue UMP déléguée à la coopération décentralisée, qui possède la double nationalité française et centrafricaine, a été nommée ministre de la Communication dans le gouvernement de transition de Centrafrique.

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayeke a formé son nouveau gouvernement de transition, qui compte sept femmes. Les ministres sont à la fois de proches de l'ex-rébellion Séléka et des milices chrétiennes, ainsi que de figures connues de la politique centrafricaine.  / © Boris Horvat/AFP Photos
Antoinette Montaigne, conseillère municipale et également représentante du Conseil des Centrafricains à l'étranger, s'est envolée dès la semaine dernière, pour Bangui.

A 48 ans, Gisèle Bedan, assistante d'éducation dans un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines) est devenue ministre de l'Education nationale du nouveau gouvernement de transition.
« J'ai eu des maux de tête effroyables, je suis trop émue », confiait-elle, après la fête donnée en son honneur au lycée Jean-Rostand de Mantes-la-Jolie. Cette élégante mère de famille n'en revient toujours pas, depuis que la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, élue le 21 janvier lui a annoncé la nouvelle dans un email.

Inconnue en France, cette femme humble et abordable est une personnalité influente en Centrafrique. Née à Bangui d'une mère enseignante et d'un père diplomate, elle a fondé en 1996 un établissement scolaire privé "à moindre coût" accueillant 980 élèves dans la capitale, et qu'elle dirige toujours.
« J'ai osé cet établissement et j'ai tenu bon, cela n'a pas été facile », raconte celle qui a fait de la lutte contre l'opacité dans l'attribution des diplômes un cheval de bataille.

Lorsque la situation du pays a dégénéré l'an dernier, Gisèle Bedan a prolongé son séjour en France et s'est mise en quête d'un job dans l'éducation, pour ne pas attendre "sans bouger". Comme beaucoup, elle a connu les refus, jusqu'à ce que son CV arrive enfin sur le bureau de la proviseur.
Dès leur rencontre, les deux femmes ont été sur la même longueur d'ondes. « Aider des élèves en manque de repères, leur apprendre le respect et lever les a priori, c'était un défi pour moi », assure l'ex-assistante, qui voulait « changer le regard des jeunes sur eux-mêmes et leur établissement ».
Au lycée, elle s'est d'ailleurs illustrée pour son franc-parler à l'adresse de certains élèves, pas toujours commodes, quitte à les bousculer : « elle leur disait que retirer les casquettes et les capuches, c'était déjà une façon de se former à demain », relate la proviseur, Meryem Karbiche, impressionnée par cette recrue « qui n'a pas eu peur de se retrousser les manches » dans un lycée où tout paraît difficile.
« Sa nomination comme ministre, je ne suis pas étonnée ! C'est une grande dame, avec une grande classe, qui voit grand pour nos jeunes ! », s'exclame-t-elle.


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