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Après une agression mortelle, la communauté chinoise d'Aubervilliers s'organise

Des associations ont été reçues à la préfecture de Seine-Saint-Denis, pour "mettre un terme aux agressions violentes" dont est victime la communauté chinoise. Plusieurs résidents chinois ont par ailleurs mis en place un groupe de discussion sur un réseau social, pour se mobiliser en cas d'agression.
Un hommage rendu à Zhang Chaolin, un résident d'origine chinoise de 49 ans tué à Aubervilliers après une agression, le 7 août 2016.
Un hommage rendu à Zhang Chaolin, un résident d'origine chinoise de 49 ans tué à Aubervilliers après une agression, le 7 août 2016. © ALAIN JOCARD / AFP
Comment lutter contre les agressions dont est victime la communauté chinoise ? Plusieurs associations de ressortissants chinois ont été reçues mercredi à la préfecture de Seine-Saint-Denis afin d'évoquer des pistes pour "mettre un terme aux agressions violentes". Une réunion qui intervient 10 jours après l'agression mortelle dont a été victime Zhang Chaolin, un résident d'origine chinoise.

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Le couturier, âgé de 49 ans, avait été agressé le 7 août dans une rue d'Aubervilliers par trois hommes qui voulaient voler le sac d'un ami. Le comité de soutien à sa famille avait réclamé "au moins 10 caméras supplémentaires dans les rues sensibles" et un renfort de policiers, dans cette ville de 80.000 habitants. Une demande à laquelle devrait accéder la préfecture qui indique qu'elle poursuivra "le travail [...] d'extension de la vidéo-protection".

Un dispositif anti-agression grâce à un réseau social

De son côté, la communauté chinoise s'organise pour lutter contre ces agressions. Un groupe de discussion a ainsi été créé sur WeChat, un réseau social très prisé par les ressortissants chinois. En quelques jours, des milliers de membres l'ont rejoint pour se mobiliser en cas d'attaque. Le principe : toute personne agressée peut alerter le groupe.

"Plusieurs fois, nous avons pu prévenir nous-mêmes la police, car certains ne parlaient pas français, et nous avons pu aider les victimes", explique Hua Qin Cao, président de l'association de l'amitié chinoise en France. "Nous avons aussi pu les amener à l'hôpital très rapidement."

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A Aubervilliers, 105 vols avec violence ont visé "la communauté chinoise ou d'origine chinoise" sur les sept premiers mois de l'année, contre 35 faits similaires sur la même période l'année dernière, a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis.
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