Échangeur A3 à Bagnolet : "La pollution atmosphérique et sonore représente une source de stress au quotidien"

Publié le
Écrit par Tom Rousset

Des militants des associations Alternatiba Paris et Verdragon se sont réunis ce mardi matin à Bagnolet pour dénoncer les conséquences néfastes pour l'environnement de l'échangeur A3. Ils demandent aux élus locaux "des actions immédiates" pour y remédier.

À Bagnolet, ce mardi matin, des militants écologistes brandissaient des fumigènes près de l'échangeur A3. Cette portion de route accueille quotidiennement plus de 30 000 véhicules et son maintien présente, selon les membres d'Alternatiba Paris et de Verdragon, Maison de l'écologie populaire, des conséquences néfastes pour l'environnement. "Cet échangeur représente un monstre écologique, c'est le plus polluant d'Île-de-France, qui, de plus, passe par une zone où la densité de population est importante", explique Gabriel Mazzolini, porte-parole d'Alternatiba et membre de Verdragon.

Les deux organisations écologistes dénoncent également le manque de mesures d'atténuation de la pollution atmosphérique prises par les institutions sur le secteur. Ils demandent ainsi des mesures immédiates. "Les institutions évoquent un plan de réaménagement qui démarrerait d'ici 2035. Or, nous constatons que les générations actuelles sont déjà fortement impactées par les effets néfastes pour l'environnement de cet échangeur", poursuit Gabriel Mazzolini.

De son côté, la mairie de Bagnolet a lancé une étude pour reconstruire le secteur. Quatre projets de réaménagement sont en lice à l'heure actuelle. L'Etat a promis de s'engager dans le financement du projet qui sera choisi. 

 "La pollution est un danger quotidien pour nos enfants"

Pour les habitants du quartier Gallieni qui abrite l'échangeur, la pollution sonore et environnementale représente une source de stress au quotidien. "On n'en peut plus, nous respirons mal, cela influe sur notre niveau de nervosité tous les jours", déplore Fatima Ouassak, membre de Verdragon. Celle qui est également fondatrice de l'organisation de parents bagnoletais "Fronts de mères", s'inquiète de l'impact néfaste de la pollution de l'air qu'engendre l'échangeur sur la santé des enfants. "Ils ne se sentent pas bien dehors. Les odeurs, le son et la pollution visuelle forment un ensemble qui rend Bagnolet plus que déplaisant pour eux", regrette-t-elle. 

Enfin, cette mère de famille indique que de nombreux parents du quartier réfléchissent à quitter les environs pour préserver la santé de leurs enfants. "On en arrive à un point où beaucoup se demandent si le fait de rester ici est vraiment une solution viable pour l'avenir de leurs familles".