Garde à vue prolongée pour huit policiers de Pantin

Huit policiers de la brigade territoriale de contact de Pantin (Seine-Saint-Denis) ont été placés en garde à vue pour violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique, faux en écritures publiques, arrestation arbitraire, et détention de stupéfiants.

Des policiers à Pantin (Seine-Saint-Denis) en 2015.
Des policiers à Pantin (Seine-Saint-Denis) en 2015. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Ils ont été placés en garde à vue mercredi matin dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Leur garde à vue a été prolongée de 24h a indiqué le parquet de Bobigny. Elle a finalement été levée ce vendredi matin.

Les huit policiers, tous membres de la brigade territoriale de contact de Pantin (Seine-Saint-Denis), sont entendus pour violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique, faux en écritures publiques, arrestation arbitraire, et détention de stupéfiants.

Peu d'informations sur la nature des faits ont été communiquées. Tout juste sait-on qu'ils seraient "survenus tout au long de 2020", selon une source proche de l'enquête. Confiée à l'IGPN, l'enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny en avril 2020. Ces faits ont été "portés à la connaissance de l'autorité judiciaire" par la Préfecture de police de Paris, selon les magistrats.

La CSI 93 aussi visée par des enquêtes judiciaires

Une affaire qui intervient après le scandale de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) 93. Cette unité controversée est visée par une quinzaine d'enquêtes pour des faits de vol, de violences, de détention de drogue et de faux en écriture publique.

Quatre policiers ont été mis en examen en juillet 2020, mais une vingtaine de fonctionnaires au total sont mis en cause. En août 2019, un jeune homme de 20 ans avait été violemment interpellé à Saint-Ouen. Les images, captées par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur, montraient un policier en civil asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé. Le tribunal correctionnel de Bobigny s'est déclaré incompétent estimant que les faits reprochés de faux en écriture publique relevaient d'une cour d'assises.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, avait annoncé la dissolution de la CSI 93, finalement réorganisée et replacée sous l'autorité de la CSI de Paris.

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