JO-2024 : la passerelle entre Saint-Denis et L'Île-Saint-Denis prend forme

En vue des JO de Paris, en 2024, une passerelle de 140 mètres de long et de 16 mètres de large a été installée entre Saint-Denis et L'Île-Saint-Denis au-dessus de la Seine. L’ouvrage reliera deux parties du futur village olympique.

L'opération demande précision et concentration : la pose d'une passerelle au-dessus de la Seine.

"Ce qui était complexe était d'opérer la rotation sur la Seine, de faire en sorte qu'elle accoste de l'autre côté", explique Stéphan Eveillard, directeur des ouvrages d'art et du génie civil au sein du Groupe Eiffage.

Une opération qui est aussi contrainte par le temps : les opérations doivent cesser à partir de 10h pour permettre la navigation fluviale.

Pas de pilier central

La passerelle repose sur des appuis, sans pilier central dans la Seine. Un chantier exceptionnel par la morphologie de ce pont de 138 mètres de long fait d'acier et de béton.

"Toutes ces contraintes obligent une forme de pont très spécifique qui est très élancée et fine. Cela créé un pont qui s'accroche sur un seul appui que l'on appelle la culée contrepoids, qui, d'une certaine manière, maintient le pont que d'un seul côté", indique Vivien Haller, directeur du projet Franchissement Île-Saint-Denis au sein du Groupe Eiffage.

C'est grâce aux JO de Paris 2024 que ce nouveau pont a pu voir le jour. Le projet était attendu par les élus de Seine-Saint-Denis depuis plusieurs années.

Des milliers d'habitants pourront rejoindre l'autre rive

"De l'autre côté, il y a un nouveau quartier de plusieurs centaines de logements, donc vraisemblablement il y aura plusieurs milliers de nouveaux habitants qui vont s'installer dans ce nouveau quartier en face. De l'autre côté, à Saint-Denis, à quelques centaines de mètres, il y aura la nouvelle gare du métro du Grand Paris Express à Pleyel. Cela va permettre à ce quartier d'être désenclavé", espère Stéphane Troussel, président (PS) du département de la Seine-Saint-Denis.

Après 14h de travail, le pont a été posé au matin. Un chantier qui a coûté un peu plus de 32 millions d'euros. Il sera achevé à l'été 2023, et le pont, enfin baptisé.