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Manifestations de lycéens : le mouvement et les heurts se poursuivent en région parisienne

Un feu devant le lycée Jean-Pierre Timbaud d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) d'où sont parties les manifestations de lycéens. / © France 3 Paris - Île-de-France
Un feu devant le lycée Jean-Pierre Timbaud d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) d'où sont parties les manifestations de lycéens. / © France 3 Paris - Île-de-France

Plusieurs dizaines de lycées et collèges de région parisienne étaient bloqués jeudi matin, notamment en Seine-Saint-Denis dans le sillage des "gilets jaunes". Des incidents étaient répertoriés devant plusieurs établissements.

Par MT/AFP

En Seine-Saint-Denis, 37 lycées et deux collèges étaient bloqués et neufs jeunes soupçonnés de violences ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.  Les syndicats lycéens ont appelé à intensifier le mouvement jeudi par une "mobilisation générale", avant une manifestation à Paris vendredi.

En milieu de matinée, la situation était notamment très tendue à la Courneuve, devant le lycée Denis-Papin, une trentaine de jeunes cagoulés ont jeté des cocktails Molotov et des bouteilles en verre et incendié une voiture, selon la police.

Devant le lycée Aristide-Briand au Blanc-Mesnil, ce sont des poubelles qui ont été brûlées par des jeunes qui ont ensuite "pris à partie" les pompiers. Devant le lycée René-Cassin, au Raincy, des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre.
 

Voitures incendiées

Les tensions étaient également fortes à Mantes-la-Jolie (Yvelines) où au moins deux voitures ont été incendiées, devant le lycée Saint-Exupéry et près de la patinoire, et où des heurts ont éclaté avec la police. 148 personnes ont été interpellées en lien avec ces perturbations.
À Cachan, dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes étaient rassemblés devant le lycée polyvalent, où une voiture avait été brûlée mardi. Cinq jeunes ont été interpellés.

Certains parmi les lycéens portent un gilet jaune ou l'agitent à bout de bras devant les policiers, a constaté une journaliste de l'AFP. "On surfe sur le mouvement des gilets jaunes parce que c'est nous les citoyens de demain", dit Ludo, en terminale.

Dans les Hauts-de-Seine, 8 lycées étaient bloqués et 35 personnes placées en garde à vue.
 Dans l'Essonne, 29 personnes ont été interpellées.
 

Inquiétude d'une propagation

L'âpreté de cette mobilisation lycéenne, réveillée par la protestation des "gilets jaunes", commence à inquiéter les autorités.

Mercredi, un lycéen de Saint-Jean-de-Braye (Loiret) a été hospitalisé après avoir été "touché au front", selon le procureur, par des tirs policiers de balles de défense en marge des manifestations.

Les manifestants appellent à l'abandon des réformes du lycée, du bac, de la voie professionnelle et de la loi ORE, introduite l'an dernier pour l'entrée à l'université et instituant la plateforme controversée Parcoursup.
 

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