Depuis plus de 90 ans, des cloches sonnent automatiquement grâce aux campanistes Mamias

L'entreprise s'occupe de l'installation et de l'entretien de systèmes automatiques mais de la restauration de cloches anciennes. / © France 3 Paris Île-de-France
L'entreprise s'occupe de l'installation et de l'entretien de systèmes automatiques mais de la restauration de cloches anciennes. / © France 3 Paris Île-de-France

Le fondateur de cette entreprise de Seine-Saint-Denis a inventé un système de sonnerie automatique pour les clochers. Aujourd'hui, près d'une église française sur deux en est équipée.

Par France 3 Paris Île-de-France / ML

Plus besoin de se suspendre à une corde pour sonner les vêpres. Depuis 91 ans, une entreprise de Seine-Saint-Denis a considérablement facilité la tâche du bedeau quand vient l'heure de l'angélus. Désormais, pour les églises équipées par Mamias, il suffit de rentrer son programme sur un écran tactile pour faire teinter la cloche.

Depuis plus de 90 ans, des cloches sonnent grâce aux campanistes Mamias


L'entretien et l'automatisation des cloches constituent aujourd'hui un métier à part : campaniste. Mais quand le curé de l'église de Gagny demande à un ingénieur du village de mettre au point un système pour que les cloches sonnent toutes seules, le terme n'est même pas encore reconnu. Emile Mamias met alors au point un moteur électromécanique. Quelques années plus tard, l'invention est brevetée et une entreprise éponyme créée.

Automatisation et restauration


Dans les années 1980, le système intègre des éléments électroniques. Aujourd'hui, c'est un module à écran tactile et près d'une Eglise sur deux en France est équipé d'un système Mamias. "Le curé met sa clef, il va chercher le programme qu'il a téléchargé sur ordinateur et il fait importer", expose Thierry Bardin, campaniste au sein de l'entreprise. 

La structure s'occupe également de la restauration de cloches anciennes qui finissent par sonner faux, ou par se fêler, comme celle qui occupe alors Thierry Bardin. "Elle date de 1680, détaille-t-il. Les anses ont été restaurés, refaites à l'identique et elle est aujourd'hui prête à être réinstallée." Il faudra compter plusieurs siècles pour une prochaine révision, mais avec 32.000 églises en France, la demande n'est pas près de s'épuiser. 

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