Cette semaine dans « Mise en Seine » Jean-Laurent Serra chante et danse avec « Timéo » au Casino de Paris et s’étrangle de rire avec « Le Crime de l’Orpheline » au Ranelagh.

Lorsque le rêve devient réalité. Présenté hier, en avant-première, au Casino de Paris, Le spectacle « Timéo » raconte l’histoire d’un jeune en fauteuil roulant qui devient artiste malgré son handicap. Un rôle tenu par deux jeunes handicapés.

« Timéo » une comédie musicale en fauteuil
C’est une fiction qui s’est transformée en rêve exaucé. Dans « Timéo » un spectacle qui mélange la comédie musicale et le cirque, le héros est en fauteuil roulant. Son rêve : devenir artiste de cirque et partir en tournée avec une troupe d’acrobates, de jongleurs et de voltigeurs. Mais voilà, comment vivre son rêve lorsqu’on est jeune et handicapé. Soutenu par des saltimbanques au grand cœur « Timéo » va peu à peu prendre confiance en lui et faire tomber toutes les barrières. Cette histoire posée sur le papier est un formidable message d’espoir car l’aventure est bien réelle. Sur scène, ce sont deux jeunes en situation de handicap qui tiennent le premier rôle en alternance : Mathias Raumel et Benjamin Maytraud. Pendant plusieurs mois, Ils ont suivi des cours de chant et de cirque avec les autres artistes afin d’apprendre leur rôle qui est devenu leur nouveau métier. Le spectacle qui sera joué à partir du 16 septembre a été présenté hier en avant-première. ► « Timéo » à partir du 16 septembre au Casino de Paris. 9ème

Du sang et des rires au Théâtre du Ranelagh avec « Le Crime de l’Orpheline » une comédie effrayante dans la tradition du Grand Guignol qui utilise la peur pour déclencher l’humour.

Le crime de l'orpheline
Né dans les années 1920, le genre « Grand Guignol » était destiné à faire peur au public. A l’époque, l’utilisation d’images « Gore » et des litres d’hémoglobine suffisaient à créer l’effroi dans les théâtres. La donne a bien évidement changé ! Aujourd’hui, Ce genre est devenu désuet voir kitch et c’est justement cette touche ringarde qu’utilisent Florence Andrieu et Flannan Obé, les deux auteurs également comédiens pour propulser leurs pièces dans l’humour. Le Crime de l’orpheline raconte l’histoire d’une jeune innocente et pauvre tiraillée entre une mystérieuse tutrice, un gentil gars des rues et un prétendant colérique. Entre le vrai et le faux, le sang et les couteaux, les passions se chantent et se déchirent. Qui en sortira vivant ? Sans paroles, sauf celles des chansons qui plantent le décor, cette pièce joue la carte de la pantomime et du cinéma muet pour embarquer le spectateur dans cet univers loufoque et drôle. Une belle et vraie prestation de comédie. Le duo de comédiens accompagné au piano par Philippe Brocard, également auteur, est à l’image de la performance : précis, impeccable et crédible ! Mort de rire.  

« Le Crime de l’Orpheline » jusqu’au 18 juin au Théâtre Le Ranelagh. Paris 16ème

© G Courtois
© G Courtois

Trois idées de sorties dans l’agenda de cette fin de semaine avec tout d’abord le festival  « Paris Hip Hop » et ses 400 artistes présentés dans 40 lieux de la capitale. Une grande fête qui célèbre la danse, la musique mais également le graff comme par exemple une journée spéciale organisée ce samedi au Périphérique de la villette, un nouveau lieu dédié à la culture urbaine avec au programme des concerts, des spectacles ou encore des ateliers de beat box ouverts au public.

« Paris Hip Hop » jusqu’au 5 juin à Paris et en périphérie

La cigale présente un duo « guitare, voix » qui va chanter tout l’été en tournée et bien sûr à Paris. Ils s’appellent Bobby and Sue et distillent un blues dans la grande tradition du genre et pourtant ils sont Bretons. C’est en 2006 qu’ils forment le groupe et se lancent dans l’adaptation de standards de jazz et de blues. Ils signent aujourd’hui, leurs créations et un troisième album, une réussite à découvrir en live.

« Bobby and Sue » le 31 mai à la Cigale. Paris 18ème

Un rendez-vous jeune public enfin qui allie spectacles et découverte du patrimoine dans le quatrième arrondissement. Intitulé « ô quatre vents » ce festival qui s’adresse aux parents et à leurs enfants propose de la musique, de la danse et du mime dans des lieux magnifiques du patrimoine comme l’Hôtel de Beauvais ou encore le Pavillon de l’Arsenal. Une huitième édition curieuse et ludique, à partager bien sûr en famille.

« O quatre vents » jusqu’au 29 mai dans le quatrième arrondissement