Un Transilien sur trois, un TGV sur cinq, ce dimanche, mais c'est lundi que l'on jugera

Même si les perturbations qu'entraîne la grève sont un tout petit peu moins importantes que mardi 3 et mercredi 4 avril, la direction de la SNCF préfère rester prudente et conseille d'attendre demain, lundi 9 avril, pour juger de l'état du mouvement 

© Christophe Simon/AFP Photos
Les cheminots se sont un peu moins mobilisés ce dimanche 8 avril, pour leur troisième jour de grève contre la réforme de la SNCF. 

Ce dimanche matin, 35% des personnels indispensables pour faire rouler les trains - conducteurs, contrôleurs, aiguilleurs - se sont déclarés grévistes, contre 48% lors des deux premières journées de mobilisation. Résultat : le trafic est moins perturbé, avec un TGV et un Intercités sur cinq, un TER et un Transilien sur trois. Mercredi, seulement un TGV sur sept et un TER sur cinq étaient en circulation.

Mais la SNCF appelle à ne pas "tirer de plans sur la comète", l'accalmie pouvant s'expliquer par le fait que cette journée de grève a lieu pendant le week-end.
Selon l'entreprise, la mobilisation de lundi sera plus représentative de l'évolution du mouvement.

Car même si ce week-end coïncide avec le début des congés scolaires de printemps de la zone A, cette zone n'est pas celle de l'Île-de-France, et l'on ne peut pas comparer le trafic d'un dimanche avec celui d'un jour de semaine.


L'habituelle bataille de chiffres


Et puis, il y a sans doute une autre raison à la prudence de la SNCF. On peut noter que dans la "guerre"des chiffres que se livrent dans tout conflit social, directions et syndicats et qui s'appuie de part et d'autre sur des périmètres de nombres de salariés qui ne sont jamais les mêmes, les chiffres qu'avance la SNCF pour les journées de mardi et mercredi derniers (48%) ne sont pas ceux qu'elle invoquait mardi matin (33,9%)

Deuxième bonne raison d'être prudent : le nombre de grévistes n'induit pas mécaniquement un volume de trafic correspondant. Tout dépend des rôles et des postes qu'occupent les grévistes et les non-grévistes. Une évidence valable dans toute entreprise et dans tout conflit. Ce qui avait valu d'ailleurs, en début de semaine, un constat moqueur de Sud-Rail qui constatait qu'avec seulement un tiers des effectifs grévistes que voulait relever la direction de la SNCF, cette même direction n'était pas capable de faire rouler plus d'un train sur huit.
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