Il y a un an, le 16 mars 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait la mise en place d'une mesure inédite dans l'histoire de France : le confinement du pays. Retour en images sur un an de pandémie.

D'abord annoncée comme une maladie respiratoire peu grave, l'épidémie de la Covid-19 touche violemment l'Italie. Quelques semaines plus tard, c'est au tour des Français de prendre conscience de la gravité du virus. Le 16 mars 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait la mise en place d'une mesure inédite dans l'histoire de France : le confinement. Retour sur les moments marquants de cette année hors normes. 

Paris se vide

"Nous sommes en guerre. En guerre sanitaire certes, nous luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable et qui progresse. Cela requiert notre mobilisation générale", annonce sentencieusement Emmanuel Macron le 16 mars à la population française. Dès lors, ceux qui le peuvent désertent la capitale qui prend des allures de ville fantôme.

 

Les morts s'accumulent

Un mois après le début du confinement, le 14 avril, ce sont plus de 20 000 personnes qui sont décédées de la Covid-19 en France, chiffre qui sera relativement stable jusqu'à l'été. Cette surmortalité : + 69,1% à Paris jusqu'à 124,1% en Seine-Saint-Denis (sur les mois de mars/avril comparés à ceux de l'année précédente) aura de terribles conséquences.

Le marché de Rungis, le plus gros d'Europe, est transformé en morgue géante. La presse n'est pas autorisée à y entrer mais Mediapart diffuse une photo du lieu.

Les cercueils des patients décédés du coronavirus sont fermés de façon hermétique. Les cérémonies funéraires sont, dans un premier temps, restreintes au cercle familial très proche qui les rediffusent parfois via des applications vidéos.

 

Chaque jour à 20h, l'hommage aux soignants

Dès le début du premier confinement, les gens ont applaudi spontanément chaque jour les soignants à 20 heures. Un hommage qui a duré plusieurs semaines et reçu de façon plus ou moins positive par les personnes concernées. Surtout que l'hôpital public est en crise : les personnels sont parmis les plus mal payés d'Europe, les respirateurs, blouses et masques manquent. Dès la fin du premier confinement, début mai, la pratique s'est progressivement éteinte comme si elle était plus nécessaire à ceux qui l'exécutent qu'à ceux qui la reçoivent.

Pendant ce confinement, d'autres initiatives ont été inventées pour rompre la solitude et l'isolement. Artistes ou simples résidents ont proposé des spectacles depuis leur balcon.

 

Soulager les hôpitaux, répartir les malades

Plusieurs fois, des TGV transportant habituellement des passagers ont été affrétés pour transférer des patients d'un hôpital à l'autre. Cette opération de grande envergure a permis de libérer des places dans les régions les plus touchées par l'épidémie, comme l'Île-de-France. Les services de réanimation, débordés, étaient déjà peu dotés de places. Selon l'OCDE, la France se place en 5e position sur ses capacité en lits de soins intensifs en Europe.

 

Le quotidien transformé

Un an après, le quotidien des Franciliens a bien changé. Signe le plus visible, il n'est plus possible de se déplacer sans un masque, rendu obligatoire dans l'espace public à Paris depuis la fin août 2020 après d'intenses polémiques quant à son efficacité.

Les files d'attentes devant les commerces sont devenues la normes ainsi que la fermeture des bars, des restaurants et des lieux de culture. La ministre, Roselyne Bachelot, a dit espérer une réouverture de l'ensemble de ces acteurs "au cours du deuxième trimestre 2021".

 

Soignants, commerçants, employés de supermarché, artistes, élus ou encore parents : nous les avions rencontrés il y a un an. Aujourd’hui ils nous racontent leur année Covid. Pour les découvrir, cliquez sur un point, zoomez sur le territoire qui vous intéresse ou chercher la commune de votre choix avec la petite loupe.