Pour le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, "les deux policiers ont été massacrés"

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin s'est rendu au commissariat de Cergy dans le Val-d'Oise ce matin en soutien aux policiers grièvement blessés alors qu'ils étaient en planque à Herblay. Les deux fonctionnaires ont été hospitalisés. L'un d'eux est toujours entre la vie et la mort.
"Une acte d'une violence inouïe". "Ce sont des actes de grande sauvagerie". "Selon toute vraisemblance, ils avaient la claire intention de tuer". Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur n'a pas eu de mots assez durs pour condamner l'agression des deux fonctionnaires de police qui a eu lieu cette nuit à Herblay. Il s'est rendu dans la matinée au commissariat de Cergy-Pontoise auquel sont rattachés les deux fonctionnaires.  

Le Premier ministre Jean Castex a également apporté son soutien aux deux policiers."Les lâches individus qui ont odieusement attaqué deux de nos policiers ont aussi pris pour cible la République: elle n'acceptera jamais qu'on menace la vie de ceux qui la protègent. Solidarité avec les familles de nos héros du quotidien et indéfectible soutien à leurs collègues", a t-il écrit sur Twitter.

"C'est un drame insupportable. J'espère bien sûr que les coupables seront arrêtés et jugés", a déclaré le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, en adressant son "soutien" aux policiers.

Frappés puis blessés par balle

Les deux fonctionnaires de la police judicaire de Cergy, âgés de 30 et 45 ans, en civil étaient en planque dans une voiture banalisée avenue du Gros Chêne, une zone industrielle d'Herblay hier soir mercredi 7 octobre. Selon certaines sources, ils surveillaient un garage clandestin. Vers 22 heures, trois personnes sont arrivées aux abords de la voiture des policiers, pensant avoir à faire à "des gens du voyage" selon une source policière. Les deux agents ont décliné leur profession ce qui n'a pas empêché les trois individus de les extraire de leur voiture et de les frapper violemment. Dans la lutte, les agresseurs leur ont dérobé leurs armes de service, une radio et un téléphone portable. Ils ont ensuite ouvert le feu sur eux tirant 7 balles. Les deux policiers ont été grièvement blessés.
 

Pronostic vital engagé pour l'un des 2 policiers

L'un des policiers, touché par quatre impacts de balles notamment au niveau de la vessie et de l'artère fémorale, est gravement blessé. Frappé, il souffre aussi d’un traumatisme crânien. Il est hospitalisé à l’hôpital Beaujon à Clichy. L'homme est à cette heure entre la vie et la mort.
 
Le second policier a reçu deux impacts de balles à la cuisse et à la jambe. Lui aussi a été roué de coups à la tête. Il a été hospitalisé au centre hospitalier de Pontoise.

L'enquête a été confiée à la police judicaire de Versailles

"A ce stade de l'enquête, on est incapable de dire pourquoi les jambes ont été visées, 4 impacts pour l'un, 2 pour l'autre", a déclaré Ludovic Collignon, secrétaire départemental 95 du syndicat de policiers Alliance.

Une enquête en flagrance a été ouverte par le parquet de Pontoise pour tentatives d'homicides sur les agents de la force publique en bande organisée. Elle a été confiée à la DRPJ de Versailles, la Direction régionale de la police judiciare et la DCPJ, la Direction centrale de la police judiciaire. Les 3 individus qui ont pris la fuite sont activement recherchés.
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