Osny : deux surveillants pénitentiaires agressés par un détenu radicalisé

Publié le Mis à jour le
Écrit par France 3 Paris IDF (avec AFP)

Deux surveillants pénitentiaires ont été blessés dimanche après-midi par un détenu de l'unité de prévention de radicalisation à la maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise.

Deux gardiens de la maison d'arrêt d'Osny, dans le Val-d'Oise, ont été blessés dimanche après-midi par un détenu de l'unité de prévention de radicalisation. C'est lors du départ en promenade que s'est déroulé l'agression, indique le ministère de la Justice, dans un communiqué. "Le détenu a agressé avec une arme artisanale le surveillant venu le chercher", explique la Chancellerie. En venant secourir son collègue, un second surveillant pénitentiaire "posté à l'entrée de la cour de promenade" a lui aussi été blessé.



Les deux surveillants ont réussi à s'enfuir de la cellule, et le détenu maîtrisé, à l'aide d'une "arme non létale", une balle ne caoutchouc. Il a été placé en garde à vue pour tentative d'homicide volontaire.



18 détenus en unité de prévention de radicalisation

De leur côté, les deux surveillants blessés ont été transportés à l'hôpital, et sont hors de danger : l'un d'eux a été touché au thorax et à la gorge, son collègue au bras. 



Dans son communiqué, le ministère de la Justice indique que le garde des Sceaux s'est entretenu avec les deux agents blessés et a salué "le sang-froid et le professionnalisme des surveillants et de l'ensemble du personnel de l'administration pénitentiaire".



Ouverte en 1990, la maison d'arrêt d'Osny compte 579 places pour 916 détenus au 1er août 2016. Depuis le 25 janvier 2016, elle dispose d'une unité de prévention de radicalisation, dans laquelle sont accueillis 18 détenus, tous en cellule individuelle, selon la Chanellerie.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité