Trois hommes en procès pour le lynchage de plusieurs policiers dans le Val-d'Oise en 2020

Trois personnes sont en procès depuis ce mardi devant la cour d'assises du Val-d'Oise. Ils sont jugés pour le lynchage de deux policiers en octobre 2020 à Herblay. Ils les avaient blessés par balles.

Les faits avaient suscité un fort émoi chez les forces de l'ordre et la recherche des auteurs avait mobilisé de nombreux effectifs. Le procès de trois hommes accusés d'avoir tenté de tuer deux policiers, violemment frappés et blessés par balles en octobre 2020 à Herblay s'est ouvert mardi devant la cour d'assises du Val-d'Oise.

Deux jours après les faits, l'un des accusés s'est rendu au commissariat. Les deux autres ont été interpellés après cinq mois de planques et tout autant d'investigations pour les retrouver. Les deux hommes sont accusés d'avoir tenté de tuer les deux policiers en leur portant des coups et en leur tirant dessus.

Une violente bagarre et des coups de feu

Le 7 octobre 2020, deux fonctionnaires de police, en poste dans le groupe de répression du banditisme de la police judiciaire de Cergy se rendent vers 22H00 dans une zone industrielle d'Herblay. Ils y vont en civil dans une voiture banalisée.

Le matin même, le gérant d'un entrepôt de cette zone s'est fait agresser par des hommes cagoulés et lourdement armés.

Sur place, ils rencontrent trois hommes qui les prennent pour des gens du voyage et leur intiment de partir. Ils déclinent leur identité de policiers, montrent leur carte professionnelle et l'un d'eux son arme.

L'altercation vire en violente bagarre. L'un des fonctionnaires reçoit plusieurs coups de pied au visage. Les agresseurs s'emparent d'une arme. Dix balles sont tirées. Touché deux fois à la jambe mais encore conscient, le policier contacte le 17.

"On s'est fait tirer dessus, les mecs sont partis... vite on est blessés... Mon collègue est à l'agonie", répète-t-il durant ce long appel diffusé à l'audience.

De l'autre côté de la voiture, ce dernier est allongé au sol, inconscient. Son pronostic vital a été un temps engagé. Blessé par quatre balles, il a subi huit opérations et se souvient peu de l'agression. Tous deux souffrent d'un syndrome de stress post-traumatique. Durant l'instruction, les accusés ont tous contesté avoir tiré, sans s'accuser entre eux. Le verdict sera rendu le 1er décembre.