Val d'Oise - Des centaines d'opposants au mégacomplexe Europacity à l'arrivée de la marche à Matignon

Des manifestants marchent vers Matignon contre le mégacomplexe Europacity dans le Val d'Oise. / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Des manifestants marchent vers Matignon contre le mégacomplexe Europacity dans le Val d'Oise. / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Ils étaient une centaine au départ de leur marche vendredi et ont terminé à plusieurs centaines près de Matignon samedi 5 octobre. Les opposants au projet de mégacomplexe Europacity ont fait entendre leur voix, alors que le gouvernement se penche sur le sujet.

Par MT/AFP

"On est fatigués, on a mal aux pieds, mais on est contents", sourit Dominique Damour, administratrice du CPTG, un collectif d'opposants. Les manifestants étaient partis à pieds vendredi matin du "triangle de Gonesse" (Val-d'Oise), terres agricoles où doit s'implanter d'ici 2027 ce grand centre de commerces et de loisirs. Ils ont achevé leur marche samedi en fin d'après-midi près des bureaux du Premier ministre.
Une délégation a demandé à être reçue à Matignon, sans succès. "On nous a renvoyé vers la ministre de l'Environnement", Élisabeth Borne, explique aux manifestants, Bernard Loup, chef de file des opposants.
 

"Préservation des terres agricoles"

La ministre a mené ces dernières semaines une vaste consultation, en recevant tous les acteurs de ce projet controversé, dont les opposants.

"Des rumeurs évoquent un abandon d'Europacity", poursuit Bernard Loup, "mais rien n'a été dit, ne crions pas victoire", ajoute-t-il.

Outre l'abandon d'Europacity, les opposants réclament aussi le report du chantier de la gare de métro qui doit desservir la zone, l'arrêt de l'ensemble des projets d'urbanisation du site et demandent la "préservation des terres agricoles".
 

En compensation, recréer des espaces naturels

Vendredi, des mesures "écologiques" ont été présentées par les promoteurs du projet. Ils se sont notamment engagés à recréer des espaces naturels en compensation de la construction du complexe.

"Du greenwashing", raille Bernard Loup. Une accusation qui fait bondir Europacity: "on ne va pas faire semblant de planter 4.000 arbres ou de recréer 80 hectares de nature en Île-de-France. Tout sera vérifié par les structures de l'État", rappelle David Lebon, directeur du développement.

Bernard Loup a aussi fustigé les arguments avancés par les élus locaux, qui ont fait bloc vendredi autour des promoteurs, en défendant un projet "essentiel" pour cette zone défavorisée. "Arrêtons d'utiliser les difficultés sociales du territoire pour un projet inutile", martèle l'opposant.

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