Mort de Nahel à Nanterre : le domicile du maire de l'Haÿ-les-Roses attaqué à la voiture bélier

Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juillet, la maison de Vincent Jeanbrun, maire de L'Haÿ-les-Roses a été attaquée par des émeutiers. Ces derniers ont percuté son domicile à l'aide d'une voiture enflammée. Sa compagne et une de ses filles ont été blessées.

"Une tentative d'assassinat" : les mots du maire de l'Haÿ-les-Roses sont clairs. En cette nuit du 1er au 2 juillet, son domicile a été attaqué à la voiture bélier. Les émeutiers ont percuté son portail avec un véhicule enflammé lors de cette cinquième nuit de violences suite à la mort de Nahel, adolescent de 17 ans tué par un tir policier.

Sur Twitter, le maire LR de la commune du Val-de-Marne annonce que sa compagne et une de ses filles ont été blessées. Vers une heure du matin, plusieurs individus ont forcé le portail du domicile familial. Ils ont mis le feu à ce véhicule, puis à celui du maire ainsi qu'à ses poubelles. Sa compagne a été hospitalisée et l'une de ses filles a également été blessée. 

Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat par le parquet de Créteil. Selon le procureur, "le véhicule a été lancé pour brûler le pavillon."Celui-ci ajoute que "ces faits seront à relier aux dégradations et exactions commises sur la mairie de L'Haÿ-les-Roses ces dernières nuits." Vincent Jeanbrun entend porter plainte pour tentative d'homicide volontaire avec préméditation.

Vendredi soir, l'élu avait décidé de protéger le bâtiment de la mairie avec des barbelés.

Dans une interview donnée à France 3 Paris-Île-de-France, il avait estimé que les attaques contre les élus étaient "avant tout des attaques contre des humains". Il avait notamment noté que le mouvement émeutier se professionnalisait de jour en jour. Dans son communiqué, il affirme ce dimanche qu'un "cap a été franchi dans l'horreur et l'ignominie".

La Première Ministre Elisabeth Borne a évoqué des "faits intolérables" au sujet de cette attaque. Elle a assuré aux maires que le gouvernement ne "laisserait passer aucune violence.

La mairie de Paris Anne Hidalgo lui a apporté son soutien à travers un tweet. Elle a dénoncé une attaque "insupportable".

De son côté, le sénateur des Hauts-de-Seine Hervé Marseille a également réagi. "Les élus sont au service de la nation mais pas au prix de leur vie", a-t-il affirmé.