Ouverture d'une information judiciaire pour tentative d'assassinat après l'attaque du domicile du maire de l'Haÿ-Les-Roses

Après l'attaque à la voiture-bélier enflammée du domicile du maire de l'Haÿ-Les-Roses (Val-de-Marne), Vincent Jeanbrun, une information judiciaire a été ouverte. Plusieurs chefs sont retenus contre les suspects.

Une information judiciaire, notamment pour tentative d'assassinat, a été ouverte mercredi après l'attaque à la voiture-bélier début juillet du domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), a indiqué dimanche le parquet de Créteil à l'AFP.

Le parquet a également retenu les chefs de destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime. Le dossier sera instruit par deux juges d'instruction, a ajouté le parquet.

Rappel des faits

Dans la nuit du 1er au 2 juillet, au coeur des émeutes causées dans toute la France par la mort du jeune Nahel, tué par un policier le 27 juin lors d'un contrôle routier à Nanterre (Hauts-de-Seine), un véhicule enflammé avait été précipité sur le pavillon du maire Vincent Jeanbrun (LR).

Présente dans la maison, l'épouse de l'élu, la conseillère départementale Mélanie Nowak, s'était blessée en prenant la fuite avec ses deux jeunes enfants et avait dû être hospitalisée. Cet épisode violent avait suscité une vive émotion dans le pays et l'indignation de l'ensemble de la classe politique.

Une enquête ouverte

Une marche de soutien au maire et à sa famille, réunissant des élus et des habitants, avait eu lieu au lendemain de l'attaque dans cette ville d'un peu plus de 30.000 habitants au sud de Paris.

Une enquête avait été ouverte par le parquet et confiée à la police judiciaire, d'abord pour tentative d'assassinat avant d'être élargie aux chefs d'association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et de destruction de bien par incendie en bande organisée. C'est dans ce cadre que douze personnes ont été arrêtées le 12 juillet, puis placées en garde à vue. Ces personnes ont été remises en liberté le lendemain, sans poursuites à ce stade.