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Vidéo. Le breakdance en route pour les Jeux Olympiques de Paris en 2024

Un b-boy lors de la Battle of the Year en 2010, une des compétitions internationales de breakdance. / © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
Un b-boy lors de la Battle of the Year en 2010, une des compétitions internationales de breakdance. / © Anne-Christine POUJOULAT / AFP

La proposition de l'entrée du breakdance aux Jeux Olympiques 2024 a été officiellement faite par le comité d'organisation ce jeudi 21 février. La capitale est devenue l'une des places fortes de cette culture urbaine née à New-York dans les années 70.

Par France 3 Paris IDF / VP

Lors d'une conférence de presse qui a eu lieu ce jeudi matin, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques 2024 a proposé l'entrée de quatre nouvelles disciplines : le surf, le skateboard, l'escalade et le breakdance. Des sports qui suscitent l'engouement un peu partout dans le monde et qui enregistrent un grand nombre d'adeptes.

Selon le comité, les atouts du breakdance sont nombreux. C'est un sport pratiqué par 30 millions de personnes dans le monde dont beaucoup de jeunes. Une discipline très technique et très exigeante. Les battles constituent un format adapté à la compétition. L'aspect culturel est aussi intéressant puisque ces duels entre danseurs ne peuvent se faire sans un DJ. 

>> Le reportage de Valentine Ponsy, Isabelle Audin et Jean-Michel Levasseur

 
Le breakdance aux JO Paris 2024
Les intervenants : Mounir Amhiln, finaliste du Paris Battle Pro 2019 - Mounir Biba, Champion du monde de Breakdance et juge aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2018 - Charles Ferreira, président de la Fédération Française de Danse.

L'arrivée de ces nouvelles disciplines, c 'est aussi un moyen de donner un coup de jeune à l'institution olympique. Ces propositions doivent maintenant être validées par le Comité Olympique.
 

#Une discipline séduisante mais exigeante

La France est depuis longtemps considérée comme la deuxième nation du breakdance après les Etats-unis où le breakdance est né, dans la rue à New-York, dans les années 70. 
Aujourd'hui en France, il y a chaque année près de 1500 événements et manifestations autour du breakdance. Ce samedi 23 février par exemple aura lieu la finale de la Paris Battle Pro à la Seine Musicale. Une compétition internationale pendant laquelle s'affronteront des b-boys et b-girls du monde entier.

Nous avons rencontré l'un d'eux, qualifié pour la finale : Mounir Amihln, 22 ans. Il habite à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), c'est là qu'il a commencé le breakdance. C'était il y a 10 ans au sein de l'association Fondament'all qu'il n'a jamais quitté. Il s'entraîne 6 heures par semaines. Pour lui le breakdance c'est comme du théâtre dansé, il aime jouer un personnage. Mais le plus dur dans cette discipline ce n'est pas le technique.
 

La difficulté c'est d'être soi-même. Ce n'est pas de faire des sauts sur la main sur le doigt ou sur la tête, tout le monde est capable de faire cela à partir du moment où il s'entraîne pour le faire. Je pense que le plus dur c'est de rester sois-même, de danser et d'écouter la musique.
Mounir Amhiln, b-boy

 
Démonstration de breakdance avec Mounir Amhiln
Le breakdance en route vers les Jeux Olympiques 2024. Démonstration avec l'un des finalistes du Paris Battle Pro 2019, Mounir Amhiln.


#Paris Battle Pro 2019

C'est l'un des grands rendez-vous de breakdance dans le monde. Cette année pour cette 19ème édition, la compétition s'installe dans la capitale pour la Paris Battle Pro. Les années précédentes elle est passée par d'autres grandes villes en France comme Marseille ou Lille. Ce championnat international sélectionne les participants dans 8 pays. Lors de la finale qui a lieu samedi 23 février à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, ils ne seront plus que 130 danseurs.
Plusieurs catégories : les battle par équipe, les battles à un contre un et la catégorie des moins de 12 ans.
 
© Battle Pro
© Battle Pro


#Des associations et des écoles partout en France

Depuis son arrivée en France, il y a déjà 30 ans, le breakdance a fait des émeules. Des écoles ont été créées et de nombreuses associations proposent cette discipline. C'est à l'école primaire que Carlotta Dudek, aujourd'hui âgée de 16 ans, a découvert cette discipline.

Ce que j'ai aimé c'est l'aspect technique de cette danse. Je suis quelqu'un d'assez brusque on va dire. C'est une discipline qui permet d'extérioriser un peu toute cette force qu'il y a en moi et de m'exprimer.
Carlotta Dudek, b-girl


Enfant, les épreuves de gymnastiques aux Jeux Olympiques la faisaient rêver. Finalement c'est avec le breakdance que Carlotta a concouru aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Buenos Aires en 2018. En effet, la discipline est déjà présente dans les Olympiades réservées au 15-18 ans. La jeune athlète est arrivée en quatrième position et a réalisé l'un de ses rêves. 

A Noisy-le-Sec, il y a l'association Positive Events de Nacéra Guerra et deux autres b-girls. Le breakdance elle le pratique depuis les débuts. C'est une pionnière. Dans cette commune de Seine-Saint-Denis, l'association organise les sessions Just4Rockers qui font désormais partie des évenements hip-hop. 
 
Breakdance avec l'association Positive Events
Dans un gymnase de Noisy-le-Sec, l'association Positive Events accueille les b-boys et b-girls. Carlotta Dudek qui a participé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2018 y était de passage.

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