VTC et taxis : le ministre des transports, Alain Vidalies, hausse le ton

Publié le Mis à jour le
Écrit par Christian Meyze et AFP
Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports
Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports © IP3Press/MaxPPP

"On ne peut plus accepter ces événements", prévient ce vendredi 5 février, Alain Vidalies, ministre des Transports à propos des blocages organisés depuis plusieurs jours alternativement par les chauffeurs de taxis et ceux de VTC.

Alain Vidalies avertit, ce vendredi 5 février, à propos des blocages des aéroports et des axes routiers d'Île-de-France, ne plus pouvoir "accepter ces événements". Des propos qui interviennent après une semaine très agitée et alors que les chauffeurs VTC, inquiets pour leur emploi après des concessions du gouvernement aux chauffeurs de taxis, poursuivent leurs actions.

"On ne peut plus accepter ces événements. Ce n'est parce qu'il y a 500 taxis et en face 500 VTC qui sont sur des positions extrêmes et qui, sachant le poids des images aujourd'hui ou de l'information en direct, vont aller bloquer, que cela doit être révélateur", s'est fâché le ministre.

"Je leur dis, le gouvernement va leur dire: c'est terminé ! Il ne peut plus y avoir ce genre de mouvement. Le temps est à la discussion et on ne peut pas perturber comme ils le font, alors que ce n'est pas un mouvement massif, c'est trop facile."

Vendredi matin, 5 février, les chauffeurs de VTC et LOTI ont notamment bloqué un accès à l'aéroport de Roissy, après des heurts dans la nuit avec des taxis porte Maillot à Paris.

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"La première règle, c'est le respect de la loi", a martelé le ministre. "Un certain nombre de plateformes ont incité des gens à devenir VTC en utilisant la loi LOTI, faite pour le transport collectif de personnes, pas pour le transport individuel, donc c'est irrégulier, d'où les lettres de mises en demeure que j'ai envoyées à tous ces sites". Ces courriers donnent aux plateformes VTC jusqu'au 28 février pour se mettre en conformité.
"Ce n'est pas les salariés qui sont à l'origine de cette opération de détournement de la loi mais les plateformes", précise le ministre.


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