5 des 6 gardes à vue sont prolongées dans l'affaire de l'attentat de Magnanville

Larossi Abballa, le terroriste qui a assassiné le couple de policiers à Magnanville / © STR/Facebook/AFP
Larossi Abballa, le terroriste qui a assassiné le couple de policiers à Magnanville / © STR/Facebook/AFP

La garde à vue de cinq des six personnes interpellées lundi 9 avril dans l'enquête sur le double meurtre jihadiste de Magnanville en juin 2016 a été prolongée, dont celle d'une policière et de ses deux enfants présentés comme radicalisés

Par Christian Meyze et AFP

En ordonnant ces arrestations, la juge antiterroriste en charge de l'enquête cherche à comprendre comment Larossi Abballa, le terroriste de 25 ans qui a assassiné le 13 juin 2016, le couple de policiers à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, a identifié ces policiers et comment il a obtenu l'adresse du couple.

Ce jour là, Larossi Abballa avait assassiné le couple à coups de couteau, sous les yeux de leur fils de 3 ans, avant d'être abattu par le Raid. Mais le couple habitait dans un quartier pavillonaire tranquille de cette petite ville des Yvelines. Et rien ne les distinguait des autres habitants. Le tueur avait donc nécessairement été guidé vers cet endroit.

Parmi les interpellés figure un homme de 30 ans décrit comme un islamiste radicalisé et ayant été en contact avec Larossi Abballa aux Mureaux, ville où ils ont grandi.


La soeur de ce suspect, âgée de 25 ans et déjà détenue depuis octobre après sa mise en examen dans une affaire de candidate au jihad en Syrie, fait aussi partie des cinq personnes toujours interrogées depuis lundi par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire.
Cette jeune femme fichée "S", Mina B., avait été hébergée au printemps 2016 chez la mère d'une amie, à l'époque déléguée départementale des Yvelines du syndicat policier Alliance.

Cette femme, policière de 48 ans, a elle aussi été interpellée lundi ainsi que sa fille de 30 ans et son fils de 26 ans, tous deux présentant des signes de radicalisation.

Des six interpellés du lundi 9 avril, seul un homme de 33 ans a été remis en liberté sans faire l'objet de poursuites.

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