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Abattoir de Houdan : les militants de L214 reconnaissent les faits, mais les estiment “justes”

Capture d'écran de la vidéo diffusée par l'association L214, en décembre 2016 (illustration). / © L214
Capture d'écran de la vidéo diffusée par l'association L214, en décembre 2016 (illustration). / © L214

Le parquet de Versailles a requis une amende de 15.000 euros, dont 10.000 euros avec sursis, contre deux militants de l'association L214 qui avaient caché des caméras dans un abattoir de Houdan, dans les Yvelines. Les militants ont justifié leur action lors de l'audience.

Par France 3 Paris IDF/ET

Ils avaient caché des caméras au sein de l'abattoir de Houdan, dans les Yvelines... Deux militants de l'association de défense des droits des animaux L214 étaient jugés lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Le parquet a requi contre eux une même amende de 15.000 euros, dont 10.000 euros avec sursis. La décision sera rendue le 9 octobre prochain.
Caméras cachées à l'abattoir de Houdan : une amende de 15.000 requise contre les prévenus
Le parquet de Versailles a requis une amende 15.000 euros, dont 10.000 euros avec sursis, contre deux militants de l'association L214 qui avaient caché des caméras dans un abattoir de Houdan, dans les Yvelines. Celles-ci avaient filmé l'étourdissement de porcs au sein de l'abattoir. Intervenants : Sébastien Arsac (fondateur de l'association L214), Nicolas Cassart (avocat de l'abattoir de Houdan), Caroline Lanty (avocat de l'association L214) - A. Marguet/P. Pachoud
Au-delà du procès de ces militants, cette audience s'est sans doute transformée en celui de l'abattoir de Houdan. A la barre, les deux militants de la cause animal et leurs avocats ont expliqué qu'ils n'avaient pas le choix. Cacher des caméras était selon eux le seul moyen de montrer le quotidien des animaux et leurs souffrances. S'ils ont reconnu les faits, les militants, entourés de quelques dizaines de sympathisants, les estiment "justes".

Les militants reconnaissent les faits, mais les estiment justes

"Ce n'est ni le procès de l'abattoir, ni celui des méthodes d'abattage", a cependant recadré le procureur, Michel Pellegry, en rappelant que les pratiques dans cet établissement situé à Houdan "sont réalisées dans le total respect de la règlementation en vigueur au jour des faits". Les services de l'Etat ont également indiqué que l'abattoir de Houdan respectait les règles sanitaires.
Le 12 décembre dernier, les deux membres de L214, dont le fondateur de l'association, Sébastien Arsac, avaient dissimulé des caméras, notamment sur une nacelle descendant les cochons dans le puits où ils sont étourdis au CO2 avant d'être saignés. Ils avaient été interpellés alors qu'ils venaient récupérer le matériel en question. Ils sont poursuivis pour violation de domicile et tentative d'atteinte à la vie privée. 
Une enquête pour maltraitance contre l'abattoir est en cours, à la suite d'une plainte de L214, qui avait diffusé de premières images montrant un employé frapper des porcs et leur administrer des chocs électriques. L214 a publié depuis 2013 plusieurs vidéos montrant des dysfonctionnements dans des abattoirs français.

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