Pour Henri Guaino, l'interdiction du burkini est une question “d'ordre public”

Henri Guaino a été élu député des Yvelines en juin dernier / © AFP PHOTO MEHDI FEDOUACH
Henri Guaino a été élu député des Yvelines en juin dernier / © AFP PHOTO MEHDI FEDOUACH

Interrogé par RTL, le député Les Républicains des Yvelines Henri Guaino, candidat à la primaire de droite, a estimé que l'interdiction du port du burkini est une question "d'ordre public", plutôt que de "laïcité". Plusieurs maires ont pris des arrêtés banissant le port de ce vêtement sur les plages.

Par France 3 Paris IDF

Faut-il interdire le port du burkini, ce vêtement de plage couvrant la quasi-totalité du corps des femmes, et qui s'est invité dans le débat public, depuis une rixe opposant plusieurs personnes à Sisco, en Corse, le weekend dernier ? Pour le député LR des Yvelines Henri Guaino, candidat à la primaire de droite, il s'agit d'une affaire "d'ordre public". 

"Je comprends les maires. Je ne suis pas particulièrement convaincu par l'argument de la laïcité qui ne me paraît pas très fondé", a précisé l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Selon le député, "l'argument de l'ordre public, lui, est un bon argument. Je pense que dans la situation actuelle, il est temps de mettre un terme à certains comportements".

Des arrêtés de la Corse au Pas-de-Calais

Selon le parlementaire, la question du burkini n'est pas "religieuse, or la laïcité nous renvoie à une question de neutralité religieuse [...] Nous voyons apparaître une forme de séparatisme culturel, social, identitaire, qui n'est pas supportable à l'intérieur de la société française".

LIRE aussi : Le maire de Sisco a déposé à la préfecture son arrêté interdisant le burkini

Plusieurs maires ont interdit par arrêté le port de ce vêtement sur le territoire de leur commune, de la Corse au Pas-de-Calais, parfois sans avoir constaté son usage. Le Premier ministre Manuel Valls leur a apporté son soutien, dans une interview accordée à La Provence. Selon lui, le burkini ne serait "pas compatible avec les valeurs de la France et de la République". Le Premier ministre a précisé qu'il refusait de légiférer en la matière.

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