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Yvelines : Des réfugiés tibétains quittent leur bidonville et vont passer l'hiver au chaud

400 personnes ont été évacuées et prises en charge. / © Antoine Marguet - France 3 Paris - Île-de-France
400 personnes ont été évacuées et prises en charge. / © Antoine Marguet - France 3 Paris - Île-de-France

Environ 290 réfugiés tibétains qui vivaient dans un bidonville à Achères (Yvelines) ont été évacués ce jeudi 29 novembre. Plusieurs communes du département ont mis des gymnases et édifices publics à leur disposition pour l'hiver.

Par Antoine Marguet avec MT

Ils vont pouvoir passer l'hiver à l'abri. 290 Tibétains dont 90 femmes ont été évacués vers des gymnases en bus ce jeudi 29 novembre. Un soulagement pour ces réfugiés comme Timzn Sin Giy qui s'est préparé à partir avec sa compagne : "Je suis très content d'être pris en charge. Cela va nous permettre de passer l'hiver loin du camp. Nous sommes reconnaissants."

Depuis le mois de juin, ces réfugiés vivaient dans un bidonville à proximité de la déchèterie de la ville d'Achères. Mais avec l'hiver, les conditions de vie se sont dégradées.

400 réfugiés tibétains vivaient dans ce camp

 

Trois communes du département aident

La préfecture a donc fait un appel à la solidarité des communes des Yvelines. "Dans la perspective d'un hébergement pour l'hiver ensuite, nous avons sollicité des communes des Yvelines pour les accueillir pendant quelques jours ou semaines", explique Stéphane Grauvogel, sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye.

Et d'ajouter : "Les maires du Chesnay, du Vésinet et de Chatou nous ont mis à disposition soit des gymnases, soit des établissements inutilisés".
 

"Abandonnés dans les rues de Paris"

Depuis quelques années, l'association La Pierre Blanche vient en aide à ces réfugiés politiques tibétains, ce qui explique leur concentration dans le secteur.

"Cela a commencé à partir de 2011 et ce sont des populations qui viennent demander l'asile et qui l'obtiennent mais ne sont pas pris en chargent. Abandonnées dans les rues de Paris, elles préfèrent venir ici sur Conflans dans un cadre un peu plus sécurisé pour elles", raconte un membre de l'association, Hugues Fresneau.

Une évacuation qui s'est déroulée dans le calme. L'essentiel pour ces populations est désormais de s'intégrer en France.
 

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