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Doux : les salariés fixés sur leur sort le 6 juillet

L'usine Doux à Laval / © Dominique Le Mée
L'usine Doux à Laval / © Dominique Le Mée

Les salariés du groupe volailler Doux (270 personnes à Laval), en grande difficulté financière, seront fixés sur leur sort le 6 juillet, au lendemain du dépôt des
offres de reprise au tribunal de commerce de Quimper.

Par Fabienne Béranger avec AFP

C'est l'annonce faite par les syndicats vendredi à l'issue d'un comité central d'entreprise.
"La date (de dépôts des dossiers) des repreneurs potentiels est fixée au 5 juillet. Nous aurons les informations le 6. On saura qui va rester, qui ne va pas rester", a déclaré la déléguée syndicale centrale CFDT Christiane Legouesbe.

Initialement, la date limite avait été fixée au 2 juillet par les administrateurs judiciaires mais ce délai avait été jugé trop court.

Les syndicats étaient convoqués vendredi à Châteaulin (Finistère), au siège du groupe leader européen de la volaille, pour un CCE extraordinaire.
"Nous avons dit qu'on souhaitait que le groupe reste une entité, qu'on ne soit pas démantelé, vendu bout par bout", a rappelé la déléguée CFDT.

Toutefois, pour la déléguée centrale syndicale FO Nadine Hourmant, "il y a peu de chance pour que le groupe Doux garde son intégralité,
personne ne voudra reprendre l'ensemble, c'est impossible".

"Au 16 juillet, il n'y aura plus de groupe Doux", a estimé la déléguée FO, selon qui "il va y avoir une casse sociale. C'est inévitable. Cette entreprise, qui avait une place au niveau mondial, est maintenant au bord du gouffre".
 
Une nouvelle réunion d'information entre la direction et les syndicats est prévue à Châteaulin le 13 juillet. Le tribunal de commerce doit rendre sa décision le 16 juillet, selon la CFDT.

Vendredi, aucune information n'a été donnée aux syndicats concernant les éventuels repreneurs. "Beaucoup de gens se sont présentés comme repreneurs mais c'est confidentiel", a ajouté Mme Legouesbe.

Parmi les noms d'éventuels repreneurs, le groupe Coop de France a confirmé cette semaine son intérêt, tout en critiquant la date initiale du 2 juillet.
Mardi, pour renflouer sa trésorerie, Doux a vendu un actif non stratégique, l'usine morbihannaise Stanven (viande pour chats et chiens), pour 22 millions d'euros, au groupe breton Saria, spécialisé dans la valorisation de sous-produits volaillers.

Doux, leader européen de la  volaille, emploie près de 10.000 personnes dans le monde, dont 3.400 en France (270 à  Laval en Mayenne).
 

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