Journées parlementaires EELV à Nantes ...et après

© France3 Nantes
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Ces journées parlementaires étaient importantes et montrent une tendance poltique tiraillée entre ses engagements dans le gouvernement et le mouvement.

Par Evelyne Jousset


La gauche française divisée sur le traité budgétaire européen
Ces divisions n'ont pas manqué de s'exprimer lors des journées parlementaires EELV qui viennent de se tenir à Nantes.
En raison de la présence de deux ministres écologistes dans le gouvernement Ayrault, Cécile Duflot et Pascal Canfin, certains parlementaires et surtout la base ont ressenti une certaine pression.

Divisions au sein du mouvement EELV
     "on pense tous que c'est un mauvais traité", a déclaré le député EELV Denis Baupin quand d'autres élus évoquent "un héritage de Sarkozy". Mais, les avis divergent voire ne sont pas encore fixés. Sénateurs et députés EELV qui forment désormais deux groupes parlementaires renvoient vers la décision du parti qui sera connue lors du conseil fédéral samedi.  Pascal Durand, secrétaire national du parti, l'assure: "le parti doit se prononcer" mais sans imposer de consigne aux parlementaires.

L'épreuve du pouvoir ...
    De leur côté, les parlementaires affirment avoir "le souci de prendre en compte la position du mouvement", selon François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée... tout en gardant leur "liberté", précise Barbara Pompili, autre co-présidente du groupe. Difficile de trouver une position commune ? "On va essayer parce qu'on aimerait bien. Si on n'en trouve pas, ce ne sera pas un drame..."

Oui ou non ?
    Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, qui a annoncé dès cet été qu'il voterait non, affirme que le "oui" est très faible au Sénat. Même chose chez les députés où "la tendance est au vote contre", selon M. de Rugy. Si l'on s'achemine vers un "non" du parti EELV, "les parlementaires n'iront pas chercher midi à 14 heures dans leur propre positionnement" et voteront vraisemblablement contre, a-t-il dit.
    Dans le parti, la voix du "oui" se fait aussi entendre par l'intermédiaire de Daniel Cohn-Bendit, absent à Nantes ou Yannick Jadot, députés européens.

"On va débattre"
C'est ce que l'on assure chez les écologistes, un peu gênés de devoir composer avec leur présence au gouvernement. "Nous n'avons pas de consigne de vote à donner", déclarent en choeur les deux ministres écologistes Cécile Duflot (Logement) et Pascal Canfin (Développement). Mais quelle va être justement leur position au sein du gouvernement qui exigence une entière solidarité de la part de ses ministres et donc des familles politiques qui le composent ? Certains parlementaires envisagent de voter contre le traité et de s'abstenir sur la loi organique.

Le Conseil des ministres puis le Parlement à partir de début octobre vont soumettre deux textes. D'une part le "Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire", adopté en janvier par les dirigeants européens. D'autre part "le projet de loi organique relative aux finances publiques", incluant la fameuse "règle d'or" budgétaire limitant à 0,5% du PIB le déficit public structurel.
  
  Malgré les réticences affichées par les différentes familles de gauche, dont les écologistes, le gouvernement reste optimiste. "On n'envisage pas le risque que ça ne passe pas", expliquait-on mardi dans l'entourage du Premier ministre.

( source AFP )

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