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STX: inquiets, des syndicats demandent une plus grande implication de l'Etat

Face à la dégradation de la situation aux chantiers et parmi les sous-traitants, les syndicats craignent  que le groupe coréen majoritaire, STX, ait décidé d'abandonner le site de Saint-Nazaire

En 2008 le Coréen STX avait racheté au Norvégien 89 % du capital des chantiers de Saint-Nazaire
En 2008 le Coréen STX avait racheté au Norvégien 89 % du capital des chantiers de Saint-Nazaire © France3
Le "silence" du Coréen STX
A l'issue d'une réunion communue, les Unions départementales CFTC, Solidaires et Force Ouvrière "considèrent, qu'il est de la responsabilité du gouvernement
de tout faire pour maintenir le chantier naval, y compris en s'opposant, si nécessaire,
aux règles de l'Union Européenne. L'Etat doit s'impliquer totalement pour garantir
l'avenir du site de Saint-Nazaire, y compris en devenant actionnaire majoritaire".

Nationalisation 
La section FO des chantiers va même plus loin, considérant que "la nationalisation
du chantier est incontournable". 
FO "considère qu'il est de la responsabilité du gouvernement de tout faire pour maintenir le dernier grand chantier naval et les milliers d'emplois qu'il génère".
Lors d'une rencontre, le 15 octobre, avec Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, le syndicat souligne avoir rappelé que "la question de fond était la préservation, ou non, d'une industrie navale en France, et cela, traités européens ou pas, passait par la nationalisation du chantier". "Il est hors de question pour Force Ouvrière d'accepter ou d'accompagner tout plan de licenciements, aussi bien chez STX que dans les entreprises sous-traitantes, qu'il soit massif ou non", écrit encore le syndicat. La direction des chantiers a annoncé la semaine dernière 14.000 jours de "sous-charge" ces trois prochains mois, faute de nouvelles commandes.

Difficultés sans fin 
En grande difficulté depuis 2008, les anciens Chantiers de l'Atlantique, basés
à Saint-Nazaire et spécialisés dans la construction de navires de grand gabarit,
tournent au ralenti et n'ont enregistré aucune nouvelle commande depuis plus d'un
an. STX France est détenu à 66,6% par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et à 33,3% par l'Etat français. Le chantier fait également travailler des sous-traitants à raison de quelque 4.000 salariés.
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