• faits divers
  • sport
  • société
  • économie
  • football
  • Insolite

Nantes : les européens pauvres vont-ils devoir sauter un repas sur deux ? demande le Secours Populaire

© Lionel Bonaventure / AFP
© Lionel Bonaventure / AFP

La question est posée par l'association caritative depuis la décision des chefs de gouvernements européens de réduire l'aide européenne aux plus démunis

Par Christophe Turgis

L’aide européenne aux plus démunis est heureusement maintenue mais elle est considérablement réduite (2.5 milliards d'euros pour 27 États contre 3.5 milliards d'euros pour 20 États actuellement). La situation sociale en Europe et l’accroissement du nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté auraient au contraire justifié une augmentation de l’aide destinée aux européens les plus fragiles.

65 millions de repas en moins
Les assos se sont pourtant mises en 4 pour défendre leur point de vue et justifier de leurs résultats. En vain. Les 4 associations qui interviennent au quotidien pour distribuer l'aide alimentaire aux plus démunis, Banques Alimentaires, Croix Rouge, Restaurants du Cœur et Secours Populaire français, se sont battues sans relâche. Elles sont aujourd'hui déçues et préoccupées par les conséquences de cette décision.
A partir de 2014, en France, près de la moitié des 130 millions de repas pourraient ne plus être distribués. Les associations se trouveront donc devant un choix cornélien : donner moins, à qui et sur quels critères ?


L'UE veut réduire le nombre des pauvres de 25 %
Louable intention ! Pour autant les associations restent déterminées et mobilisées. Même si le symbole de la solidarité semble préservé, elles demandent aux dirigeants français, à la Commission et au Parlement européen qui, toutes tendances politiques confondues ont toujours soutenu leur action, de s’organiser pour aboutir à un programme cohérent avec l’objectif ambitieux de l’Union Européenne : réduire de 25% le nombre de pauvres d’ici 2020 ! 

Difficile de croire que l'UE puisse y parvenir, plusieurs millions d’Européens sont déjà dans le besoin, et le rouleau compresseur de la crise laisse peu de place à l'optimisme ! Pour l'instant c'est le nombre de repas proposés qui risque de diminuer de 50 %. Les associations refusent de faire le choix d'un bénéficiaire sur deux, ou d'un repas sur deux, pour faire rentrer la réalité dans les statistiques européennes !

L'exemple du Secours Populaire en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique le Secours Populaire est la seule association caritative ouverte 365 jours par an. En 2012, il a aidé 28 000 personnes et servi 504 000 repas. En 2011 il avait aidé 21 319 personnes. Soit environ 33 % d'augmentation !
58 % de ce qui est distribué provient du Programme Européen d'Aide aux Démunis (PEAD). Ces dernières années le Secours Populaire se développe en secteur rural, et pour ces nouveaux bénéficiaires le PEAD représente 99% des repas servis. On ne trouve pas en secteur rural les ressources économiques complémentaires ou les produits donnés par la grande distribution.
En novembre 2011 le Secours Populaire avait distribué 64 colis d'urgence. C'est à dire un dépannage pour une personne qui se présente spontanément et qui est inconnue de l'association. En novembre 2012 le "Secours Pop " a distribué 193 colis d'urgence...

Sur le même sujet

La marche des migrants s'est achevée par un vaste contrôle d'identité

Les + Lus