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Nantes : l'autopartage cale au démarrage quand ailleurs ça roule !

© imarguerite.com
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Les nantais ne sont pas autopartageurs, avec 650 abonnés, "Marguerite" la petite voiture orange et noire est largement distancée par sa copine strasbourgeoise Auto'trement qui compte 2800 abonnés

Par Christophe Turgis

Hors Paris où la voiture partagée Mobizen compte plus de 5000 abonnés, dans les grandes villes de France le concept progresse rapidement. 2 800 abonnés à Strasbourg, 2 500 abonnés à l'Auto Bleue à Nice, mais 300 à City Roul à Rennes, ou 75 à Autocité+ à Angers ! L'ouest n'est pas autopartageur.

C'est ce qui ressort d'une enquête publiée par l'Ademe, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie. Avec des résultats surprenants. Si la progression des autopartageurs progresse partout dans les grandes villes, le public est relativement homogène d'une ville à l'autre et conforme aux observations faites ailleurs en Europe.

Qui sont les autopartageurs ?
Des actifs travaillant à temps plein avec ou sans enfants ! Les autopartageurs sont 55%, les autopartageuses 45%. Ensuite, hommes et femmes ont en commun un niveau d'éducation élevé, (université) pour 69% des abonnés. Et sont âgés entre 24 et 50 ans à 66%. Enfin 78% des ménages abonnés ne possèdent pas de voiture, alors qu'ailleurs en Europe 90% des ménages abonnés ne possèdent pas de voiture !

Des autopartageurs plutôt fauchés !
Si 0.5% des ménages autopartageurs indiquent gagner plus 10 000 euros par mois, ils sont 23.3% gagnant entre 2 et 3 000 euros par mois et encore 11.6% à vivre avec moins de 1 500 euros... Mais pratiquement tous en commun de vivre en ville et généralement d'une manière proche de leur lieu de travail, moins de 11 km.

La motivation ?
C'est en général à la suite d'un hasard opportun ! Comme une grosse panne sur la voiture, la nécessité de la renouveler. 20% des autopartageurs avancent une motivation écologique, mais tous font le constat d'économies substancielles. Sans toutefois pouvoir les chiffrer avec exactitude. Une grosse berline coûte plus cher qu'une petite auto, et un gros autopartageur aura des factures mensuelles plus élevées qu'un petit !

Des autopartageurs satisfaits mais avec un regret !
L'autopartage a de beau jours devant lui. Tous les autopartageurs interrogés disent leurs satisfaction en termes d'usage. Mais un peu plus de 50% d'entre eux regrettent que, l'abonnement à la voiture partagée ne soit pas "couplé" à l'abonnement de transport public et que le réseau de voitures partagées ne soit pas national.
Autrement dit, les opérateurs publics ou privés de voitures partagées devront mettre leurs réseaux en commun pour que, enfin, l'autopartage devienne un réflexe ordinaire. Comme chez nos voisins Allemands ou Suisses. Car, alors que la France pèse huit fois le poids démographique de la Suisse, les taux d’autopartageurs y sont cinq fois inférieurs.

 Demain à Nantes
À Nantes, Marguerite a fait un premier pas dans cette direction, les autopartageurs nantais peuvent désormais réserver une City Roul à Rennes, une Cité Lib à Grenoble, Annecy, Chambéry et Saint-Étienne, ou encore une Mobilib à Toulouse !
Et dans un futur proche, bus, trams, Bicloos et Marguerite figureront sur la même carte d'abonnement.

© imarguerite.com
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Marguerite à Nantes

La petite voiture orange et noire dispose de 22 emplacements entre Nantes et Rezé. Le principe est simple, il faut s'abonner, puis réserver en ligne une voiture dans une station donnée pour la durée désirée. La page web affiche les disponibilités, si c'est bon l'autopartageur réserve et... il n'a plus qu'à se rendre, à l'heure dite, à la station Marguerite prendre possession de son véhicule !
L'abonné paie la réservation à l'heure, plus les kilomètres parcourus. Quand l'utilisateur remet Marguerite sur son emplacement réservé, il actionne le bouton de fin d'utilisation, et à la fin du mois, le paiement se fait directement par prélèvement sur son compte bancaire.

Et pour l'essence ? C'est simple, quand un autopartageur constate que le niveau du réservoir baisse à la moitié, il fait le plein... mais c'est Marguerite qui paie !

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