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Après le retrait d'Alstom, qui peut bien acheter STX à Saint-Nazaire ?

L'Oasis of the Seas
L'Oasis of the Seas

Patrick Kron, le PDG du repreneur pressenti, n'est pas "intéressé", alors qui ? Et le spectre de la nationalisation est à nouveau brandi par un syndicat (FO). 

Par Xavier Collombier

Les déclarations du PDG d'Alstom

"Nous ne sommes pas intéressés ni par la reprise de STX ni par celle du volailler Doux" Patrick Kron, le PDG d'Alstom, a le sens de la boutade, en tout cas il ne veut pas être le dindon d'un mikado industriel imposé par Bercy sur fond de désengagement du Coréen STX, en mal de cash pour sa survie mondiale.

Pas question donc d'un retour de l'ex groupe nationalisé sur les bords de Loire. En 1976, souvenez-vous, Alsthom (avec un H à l'époque) avait acquis les Chantiers de l'Atlantique, avant de les céder 30 ans plus tard au constructeur norvégien Aker Yards. Des Norvégiens qui céderont leur part capital au sud-coréen STX Shipbuilding en 2008.

Tout va bien, tout va bien, vraiment ?

Cette annonce devrait refroidir les derniers optimistes sous le pont de Saint-Nazaire. Le gouvernement l'assure l'activité n'est pas menacée par la cession, la santé de l'entreprise serait bonne, et le contrat "Oasis of the seas" est une assurance tout risque selon le Ministère de redressement productif. "Les chantiers de l'Atlantique (STX France) "ont besoin de commandes et pas d'un nouvel actionnaire (...) Nationaliser sans commande ne servirait à rien", soulignait Arnaud Montebourg dans un entretien au journal Le Monde daté de dimanche-lundi.

Seulement, le capitalisme financier ignore depuis belle lurette les considérations ministérielles. Le groupe coréen, avec une dette dépassant fin 2012 les 8,5 milliards d'euros, est bien mal en point pour attendre plus longtemps pour vendre ses filiales à l'étranger. Sans Alstom, qui a les reins assez solide pour soutenir l'un des derniers fleurons de l'industrie lourde héxagonale ? Un partenariat avec la DCNS (Direction des constructions navales) pourrait être une autre hypothèse. 
Les syndicats restent minoritaire pour réclamer une nationalisation pure et simple du géant nazairien.  L'Etat détient une minorité de blocage de 33 % dans le capital de STX France. Le gouvernement Ayrault est en pleine opération, "vente des bijoux de famille" pour redresser les comptes publics. Aéroport de Paris, GDF Suez etc.. autant de groupe où les parts de l'Etat seront vendues.
Dans ce contexte on comprend mieux les déclaration d'Arnaud Montebourg. "La nationalisation est un outil pragmatique, pas idéologique". 

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