L'administratrice judiciaire de FagorBrandt demandera jeudi au tribunal de commerce de Nanterre de reporter au 10 avril l'examen des offres de reprises du fabricant d'électroménager en redressement selon les syndicats
Me Hélène Bourbouloux a fait cette annonce dans la matinée aux élus du personnel réunis en Comité central d'entreprise (CCE), à la veille d'une nouvelle audience cruciale pour le devenir de l'entreprise, au bord de la liquidation.
Ce report vise à permettre au groupe algérien Cevital, sur les rangs pour reprendre 1.200 des 1.800 salariés français, de tenter de conclure sa difficile transaction de rachat des marques de l'entreprise (Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich...).
Détenues par une autre filiale du groupe espagnol Fagor, lui-même en faillite, la cession des marques a été rejetée le 14 mars par le tribunal de commerce espagnol de Saint-Sébastien. Cevital a engagé mardi un recours, selon une source proche du dossier.
Si, selon toute vraisemblance, le tribunal suit jeudi après-midi cette requête, il s'agirait du quatrième report depuis le 13 février.
Placé en redressement en novembre, FagorBrandt est dans une situation "très critique", selon la source proche du dossier.
Depuis le 17 mars, faute de pouvoir passer commande à ses fournisseurs, la production est de nouveau arrêtée dans les quatre usines situées à Orléans (Loiret), Vendôme (Loir-et-Cher), La Roche-sur-Yon et Aizenay (Vendée), et les salariés au chômage technique.
AFP